Du vent, de la houle, de l’action …

Eric Drouglazet / Malongo
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Est ce le vent, modéré à fort, est ce le clapot, court et cassant, est ce la flotte de plus en plus homogène et compacte ? les trois Solitaires trustent les accessits et dictent leur rythme à un peloton de plus en plus nerveux. Ainsi le « banane » de ce matin a t’il vu les trois compères porter leur dévolu sur les trois marches du podium. Le long parcours côtier lancé à suivre par le comité de course apportait une nouvelle confirmation de l’état de forme des trois hommes ; Charles termine 8ème, Christopher, 4ème et Eric second. Nicolas Troussel (Financo), autre marin  « en pleine bourre » de ce dernier tiers de la Solo Méditerranée abonné aux 5 ou 6ème place, dévoile avec sa victoire du jour  la nouvelle cote des ses ambitions : en hausse et en compétition ouv  erte avec le leader Kito De Pavant (Groupe Bel).

Nouvelle journée intense de compétition en Méditerranée. Le vent fort annoncé et bien présent au rendez-vous a favorisé le lancement coup sur coup de deux manches particulièrement exigeantes pour les solitaires. Le dur clapot levé depuis 24 heures par le vent marin venu du Sud Est mesuré à 18 nœuds et plus en milieu de journée a rendu manœuvres et maîtrise des Figaro Bénéteau 2 physiques et acrobatiques. Les Solitaires ont sans rechigner disputé dès midi un premier parcours de type banane que s’adjugeait un Eric Drouglazet en impressionnant regain de forme. Sa bagarre avec le jeune Marseillais Christopher Pratt se prolongeait en milieu de journée lors du parcours côtier défini devant Gruissan Plage. C’est cependant un autre solitaire de plus en plus inspiré par cette Solo Méditerranée, Nicolas Tr  oussel qui triomphait ce soir. Vainqueur de la manche, il revient à 11 points du leader Kito De Pavant au classement général. Charles Caudrelier effectue lui aussi une bonne opération en revenant à égalité de points avec Pietro D’Ali (Nanni Diesel) en 4ème position.  Troisième du côtier, Gildas Morvan ne devance ces deux hommes que d’un petit point sur la 3ème marche du podium.

Ca frotte !
Gérer un envoi de spi dans du vent frais et sur un fort clapot, entouré de Figaro Bénéteau 2 lancés à pleine vitesse relève d’un exercice de haute précision qu’une bonne once de chance aide parfois à passer en douceur. Les régates âprement disputées devant Gruissan n’ont pas toujours été sans leur lot d’incidents et autres touchettes ; la plus grave à mettre aux dépens de l’infortuné Marc Emig, contraint de rentrer au port suite à une collision avec le Baïko d’Antonio Pedro Da Cruz. Tous les préparateurs à terre se mobilisaient immédiatement pour aider à remettre AST Groupe en état de naviguer demain.

Fatigue.
C’est une flotte de solitaires bien éprouvés qui regagnait ce soir le port de Gruissan écrasé de soleil. Après deux semaines de course, et bien que toutes les manches programmées n’aient pas été courues à Cassis, la fatigue physique tombe sur les épaules des 29 marins de la Solo Méditerranée (Erwan Israel-Delta Dore- soigne son œil infecté). Une concertation est organisée ce soir à l’initiative de Gilles Sabin, Directeur de course, qui interrogera les concurrents sur leurs aptitudes à repartir en course demain dans des conditions de vent et de mer aussi musclées qu’aujourd’hui. La grande et décisive étape vers Porquerolles via la Corse est pour lundi, et il est hors de question de faire prendre le moindre risque de casse à une flotte déjà très sollicitée.