Direction Newport avec une flotte au complet

Leg 8 from Itajai to Newport. Start day.. 22 April, 2018.

C’est reparti sur la Volvo avec le départ de la flotte au complet pour la 8è étape entre Itajaí et Newport soit 5700 milles. Dongfeng Race Team est en tête au classement général mais n’a pas encore gagné d’étape. L’équipage sino-français part en confiance mais devra surveiller les Espagnols de Mapfre qui sont partis le couteau entre les dents pour essayer de recoller aux points.

Côté équipage, à noter le retour sur Turn the Tide on Plastic, de Nicolas Lunven, de retour à la navigation à la place de Brian Thompson. Sun Hung Kai/Scallywag, dont l’équipage est arrivé tard au Brésil après la décision prise de continuer en hommage à John Fisher, disparu en mer sur la septième étape, avec les renforts de Luke Parkinson et Peter Cumming ; neuf marins également sur Team Brunel (Louis Balcaen a remplacé Thomas Rouxel), sur Dongfeng Race Team (Stu Bannatyne a pris le relais de Jérémie Beyou), sur Vestas 11th Hour Racing (la Danoise Jena Mai Hansen a succédé à Hannah Diamond) et sur team AkzoNobel (team inchangé), et donc huit sur MAPFRE.

De chassé depuis quasiment le départ de la Volvo Ocean Race, ce dernier est donc devenu chasseur, un point derrière un équipage de Dongfeng Race Team bien décidé à conserver sa place de leader au moment de débarquer dans « la Mecque » de la voile américaine, Newport, mais conscient que rien n’est encore joué. « Un point, c’est rien… Comme on l’a vu dans lors des étapes précédentes, les choses peuvent basculer très rapidement. Mais c’est très positif d’être en haut du classement, parce que ça a été assez frustrant depuis le départ de rester derrière MAPFRE. C’est bien pour le moral de l’équipe et pour la motivation », expliquait avant le départ du Brésil Charles Caudrelier, skipper de Dongfeng. Au moment de quitter le ponton, il ajoutait, « c’est une journée de rêve pour les spectateurs. Pour nous, c’est un peu stressant car l’étape sera compliquée en termes de météo. Nous quittons le Brésil en tête de la course. Même si la route est encore longue avec beaucoup d’obstacles et de pièges, avec des concurrents de plus en plus forts en face de nous… La pression est forte. Nous sommes contents de partir, d’être sur l’eau et dans le match ! »

De son côté, le navigateur basque Pascal Bidégorry affirmait : « Le Grand Sud est derrière nous et nous allons changer complètement de conditions de navigation. Moins de vent, du près, et des passages à niveau complexes comme le Pot-au-Noir. Mais surtout, tout reste à faire dans la course, il y a encore beaucoup de points en jeu. Nous enchaînerons par la transatlantique qui compte double et ne pardonnera aucune erreur. Nous avons vu que beaucoup de choses peuvent arriver en très peu de temps, donc restons calmes. »