Celebration during Finish arrival of Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14th of the sailing circumnavigation solo race Vendee Globe, in Les Sables d'Olonne, France, on February 23rd, 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe Arrivée de Didac Costa (ESP), skipper One planet One ocean, 14ème du Vendee Globe, aux Sables d'Olonne, France, le 23 Février 2017 - Photo Olivier Blanchet / DPPI / Vendee Globe

Didac Costa n’aura pas démérité sur ce Vendée Globe. Après une voie d’eau juste après le départ qui l’aura obligé à partir 1 semaine après les autres, le skipper catalan de Barcelone boucle son deuxième tour du Monde (le 1er était la Barcelona World Race en 2014-2015 en double), son premier en solitaire avec l’un des plus petits budgets de la flotte.
Il aura mis 108 jours 19 heures 50 minutes et 45 secondes, parcouru 27 964 à la vitesse moyenne de 10.70 nœuds.
C’est à une très belle 14e place et après 108 jours de course que Didac Costa, unique skipper espagnol de cette 8e édition, conclut son premier Vendée Globe. Accueilli en héros par ses homologues sablais, le pompier catalan a franchi la ligne d’arrivée ce jeudi 23 février à 08h52 (heure française). Tout au long de la course, il a su montrer une grande maîtrise de son bateau ainsi qu’une persévérance impressionnante malgré de nombreuses difficultés et ce avant même de prendre le départ : la foudre avait frappé One Planet One Ocean un mois avant le début de la course.

Retour sur une course riche en émotions…
Moins d’une heure après le coup d’envoi du Vendée Globe, le 6 novembre, Didac Costa décide de faire demi-tour. Le skipper espagnol décèle une voie d’eau et un problème électrique à bord de son IMOCA One Planet One Ocean. Un tuyau de ballast s’est en effet déconnecté et l’eau contenue dans le ballast s’est déversée dans l’habitacle endommageant le moteur, le générateur et les batteries.

4 jours plus tard le 10 novembre à 12h00, après trois jours de travail intense et grâce à la mobilisation hors normes des teams des concurrents et des pompiers des Sables d’Olonne, One Planet One Ocean et son skipper Didac Costa sont de nouveau prêts pour la grande boucle. Didac repart avec la volonté farouche de recoller à la queue de peloton.

Trois semaines après son nouveau départ, Didac Costa revient sur la queue de flotte et dépasse tour à tour Sébastien Destremau (TechnoFirst-faceOcéan), Pieter Heerema (No Way Back) et Romain Attanasio (Famille Mary – Etamine du Lys).

Jalonnée de difficultés…
Tout au long du Vendée Globe, Didac a fait face à de nombreuses difficultés. Durant la descente de l’Atlantique Sud, Didac perd une première voile « Je savais qu’elle était très usagée et qu’elle n’aurait pas tenu jusqu’au bout. Mais je ne m’attendais pas à ce qu’elle me lâche si tôt dans la course. Malgré ce problème majeur, je me retrouve en vingtième position avant de passer le cap de Bonne Espérance ». Les avaries de voiles ont constitué le handicap majeur qui a empêché Didac de se rapprocher du milieu de la flotte les premières semaines de course.
Dans l’océan Indien, le skipper catalan subit des avaries de safran et de pilotes automatiques – essentiels pour la navigation en solitaire – qui l’ont obligé à être très prudent et à préserver son matériel pour parvenir jusqu’aux Sables d’Olonne, son objectif ultime.
Malgré tous ces soucis techniques, Didac a livré un beau duel avec Romain Attanasio (Family Mary – Etamine du Lys) qui naviguait lui aussi sur un IMOCA d’ancienne génération. Naviguant à vue avec Romain à l’Equateur le skipper catalán a tout de même réussi à le distancer dans l’Atlantique nord.
Didac a pu atteindre l’Everest des Mers que représente le Vendée Globe, en grande partie grâce au soutien de la Fundació Navegació Oceànica Barcelona (FNOB) et de quelques entreprises privées, ainsi qu’au crowdfunding qui a mobilisé 284 donateurs et a permis de récolter 31 900 €.

Le pompier catalan se voit déjà participer à la prochaine édition « J’espère que dans quatre ans je parlerai mieux français. » mais sous certaines conditions : »Oui j’aimerais monter un beau projet, prendre le temps de préparer le bateau et avoir moins de soucis… J’aimerais revenir sur le prochain Vendée Globe avec un projet plus abouti et des financements pour pouvoir me focaliser sur la navigation. »

En attendant, Didac va pouvoir célébrer sa victoire avec ses amis et sa famille venus en nombre de Barcelone et ses environs. Une fête est prévue à la caserne des pompiers des Sables d’Olonne mais comme l’a si bien dit Jordi : « La fête a déjà commencé ».

Les mots de Didac : « C’est incroyable, je suis vraiment très heureux. C’est difficile d’expliquer cette sensation. Je rentre aux Sables d’Olonne après 108 jours en mer… Quand je suis reparti il y avait 28 bateaux devant moi ce n’était pas la situation que j’espérais et j’étais loin de m’imaginer que je finirais 14e. L’aide des pompiers a été vitale pour le projet, quand je suis revenu au ponton après le départ, le bateau souffrait d’une avarie majeure. Nous sommes un des plus petits budgets de la flotte, une petite équipe, les réparations ont été difficiles. »

« Quand mes voiles ont montré des signes d’usure les unes après les autres, je savais que je pouvais les réparer. J’ai relativisé, surtout quand je voyais ce qui arrivait aux concurrents contraints d’abandonner. »
« Je suis très content d’avoir fait cette course en solitaire même si c’était plus dur que je n’imaginais. Je n’ai jamais douté de la fin de ma course.
Au fur et à mesure tu t’habitues à régler les problèmes, toutes les avaries m’ont aidé à me surpasser. »

« Je ne savais pas à quoi m’attendre aujourd’hui, j’ai été impressionné par la qualité de l’accueil et la quantité de gens présents. »

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