Deuxième avarie pour l’Ultime Remade-Use It Again

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Ce dimanche, Romain Pilliard, skipper du trimaran Ultime Remade-Use It Again a contacté son équipe à terre pour l’informer que le galhauban tribord n’était plus fixé au flotteur du trimaran, la cadène s’étant arrachée. Tout est mis en œuvre pour que Romain puisse réparer au plus vite et poursuivre sa route vers la Guadeloupe.

Un nouveau défi : réparer en mer
Dimanche soir, le trimaran progressait à une quinzaine de nœuds à 300 milles dans le Nord-Est de l’île de Madère, quand Romain Pilliard a découvert que le galhauban tribord, l’un des câbles fixés de part et d’autre du mât pour le maintenir, était désolidarisé du flotteur. « C’est un coup dur… J’ai d’abord eu peur que mon mât tombe et que ma Route du Rhum s’arrête là. J’ai tout de suite réduit ma grand-voile à trois ris pour sécuriser le mât puis contacté mon équipe », explique Romain. Son équipe technique, épaulée par Roland Jourdain, a cherché des solutions toute la nuit avec Benoît Cabaret, l’architecte du bateau. En début d’après-midi ce lundi, celle-ci a pu envoyer une feuille de route pour que le marin puisse débuter les réparations, l’objectif étant de sécuriser le mât en fixant le galhauban à l’arrière du flotteur tribord.

Les conséquences d’une météo extrême depuis le départ
Cette Route du Rhum-Destination Guadeloupe est décidément rude et compliquée pour les bateaux engagés mais le skipper de Remade-Use It Again reste optimiste. « J’ai perdu une bataille mais pas la guerre ! Comme les autres concurrents, mon bateau a souffert des conditions extrêmes de la semaine dernière mais pour ma part, je suis toujours en mer, toujours en course et cela fait partie de l’aventure de la Route du Rhum. Mon ambition est toujours de franchir la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre, je ne lâche rien… »

Le point météo avec Christian Dumard, le routeur de Remade-Use It Again
« Ce lundi, Romain doit encore composer avec une belle houle ce qui complique un peu la réalisation de ses réparations. Pour l’heure, il bénéficie de vent portant mais il devra négocier deux petites transitions au près dans les prochains jours avant d’être vraiment dans les alizés. Si sa vitesse sera largement réduite en tribord amure, il pourra néanmoins évoluer bâbord amure dans des conditions quasi normales. On adaptera les routages aux contraintes du moment. Si tout va bien, on peut imaginer une arrivée dans une quinzaine de jours », précise le météorologue.