Zennström tire le bilan de sa première saison

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    Niklas Zennstrom portrait
    Niklas Zennstrom portrait

    Il y a un an, Niklas Zennström a annoncé son intention de rejoindre le Circuit Audi MedCup avec RAN. Il avait jusqu’alors naviguer sur des courses au large comme la Sydney-Hobart, le Fastnet ou la Middle Sea Race. La première saison était intense pour le fondateur de Skype, mais il a bien apprécié l’expérience. Niklas Zennström : « La flotte est très compétitive et le niveau vraiment très élevé, mais c’est à peu près ce à quoi je m’attendais. Je savais que ce serait difficile et qu’il y aurait des courses où nous finirions derniers. Et c’est ce qui est arrivé et ce n’est pas facile de finir dernier. C’est beaucoup plus dur qu’on le pense. Mais nous savions que ce serait une année d’apprentissage. Le plus important pour nous était de gagner en confiance et de progresser. Nous avons été récompensés pour notre travail et nos efforts. L’écart entre le vainqueur et les autres équipes derrière est minime, et c’est ce qui fait la difficulté. Il suffit de rater une bascule, un virement, un empannage, ou un envoi de spi. On court pour gagner, mais à la moindre erreur, on court surtout pour ne pas finir dernier. »

    Quant à l’avenir Zennström comprend bien que les gens imaginent que c’est un circuit, où il faut avoir pas mal d’argent pour réussir, mais il tient à préciser que l’argent ne fait pas tout. "Peut-être qu’en 2007 ou dans ces années-là, il était assez facile de venir avec un gros budget et de gagner. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. La classe est bien contrôlée et avoir beaucoup d’argent ne suffit pas. Le nombre de voiles est limité, un nombre limité d’équipiers. On voit même qu’il n’est pas nécessaire de construire un bateau neuf chaque année. Regardez Bribon, c’est l’un des meilleurs bateaux dans cette deuxième moitié de saison et c’est un bateau de 2009. »