Partis ce samedi dans 20 – 25 nœuds établis, les 85 concurrents de la Transquadra ont du composer avec des conditions plus que sportives. Ce dimanche, c’est Team 2 choc (Alexandre Ozon) et Ogic (Pascal Chombart de Lauwe / Fabrice Sorin) qui ont pris la tête même si la flotte reste encore groupée.
Stéphane Bodin (Wasabi) fut le premier à couper la ligne, sous spi, c’était d’ailleurs le seul des solitaires, par 25 nœuds établis et des rafales, chapeau bas ! Alex Ozon (Team 2 choc), sur ses talons, a envoyé sa « bulle » juste après le coup de canon et a tout de suite, sensiblement, creusé l’écart.

Jean-Pierre Kelbert (Léon) auteur d’un départ un peu plus prudent est vite revenu sur les deux leaders, auteur de très belles accélérations entre la ligne et la bouée de l’aéroport.
Ces trois solitaires ont réussi à bien tenir leurs spis, d’autres s’y sont essayés avec un peu moins de réussite dans cette brise à la fois soutenue et instable aux pieds des falaises madériennes. Le reste de la flotte a prudemment attendu un peu avant d’envoyer leur pépin… La route est longue, chacun sa course.

Une demie heure plus tard, les doubles s’élançaient à leur tour. La brise s’était un peu calmée à une vingtaine de 20 nœuds établis, permettant à un peu plus de spis de fleurir sur la ligne… Pascal Chombart de Lauwe et Fabrice Sorin (Ogic) ont très vite pris la tête, talonné par une flotte groupée tous spis dehors : cap sur les Antilles !

« La météo s’annonce sympathique avec du spi et du spi au programme ! », confirme le très expérimenté François Gouin, quatre Transquadra à son actif dont une victoire en double en 1999 et une 2e place en solitaire en 2005. « Les prévisions sont très proches de celles de 2003 », précise Frank Lang, président de la Transquadra solo, « mais il faut rester prudent, cela peut toujours évoluer d’ici l’arrivée. »

Au Marin dans 12 à 13 jours ?

Ce régime d’alizé, un brin plus soutenu juste dans le sud de l’orthodromie, devrait se maintenir jusqu’en milieu de semaine prochaine. A partir du milieu-fin de semaine prochaine, soit à un gros tiers du parcours, cette brise portante pourrait s’essouffler (à 10 – 15 nœuds), mais aucun phénomène perturbateur ne semble pour le moment vouloir réellement perturber l’alizé. Les routages tablent donc, selon les polaires, sur 12 à 13 jours de course. Ainsi , aujourd’hui, sur le papier, le record de la Transquadra devrait être battu !