Un départ sélectif sur la Transat

Figaro Fulgur-Evapco - Milan Kolacek et Pierre Brasseur - Transat AG2R LA MONDIALE 2016 - Concarneau le 31/03/2016

Ce dimanche aura lieu le départ de la Transat AG2R en baie de La Forêt. Les 15 équipages vont affronter 48 premières heures de course un peu dures avant de filer au soleil à travers un parcours de 3980 milles. Un premier examen de passage. Après le franchissement d’un front la première nuit, il faudra traverser indemne une ligne de « molle dépressionnaire » au milieu du golfe de Gascogne avant de pouvoir sortir le spi pour une folle chevauchée le long de la péninsule ibérique. Les premiers à envoyer la grande bulle marqueront d’emblée l’avantage. Ensuite, ce sera « pleine balle » au portant jusqu’aux Canaries !

Une entrée sélective

« Ce sera comme une étape de Solitaire jusqu’à Porto » nous dit Yoann Richomme (Skipper Macif). A fond, aux aguets, sans dormir. Voilà le décor. Les 36 premières heures de course seront celles des chausse-trappes. Celles sur lesquelles les 30 skippers ont gambergé cet après-midi en briefing météo. Première semonce : le passage d’un front dimanche soir avec de possibles rafales à 40 nœuds et une mer croisée.

Après le parcours côtier disputé entre Port La Forêt et Concarneau, les 15 duos vont probablement faire cap à l’ouest à la rencontre de ce front. Puis il faudra choisir le point de virement et se placer pour la traversée du golfe de Gascogne. Dans le vent fort et la mer croisée, les moments de répit ne seront pas légion. Les équipages vont s’épier et se marquer à la culotte dans un seul but : rester dans le groupe, ne pas se faire distancer. « Ce sera une première nuit difficile. Sans beaucoup de repos. Heureusement, c’est le début de course et la plupart des marins sont alertes, ils ont de l’énergie pour attaquer les premières difficultés » commente Gilles Chiorri.

Turbulences dans le golfe de Gascogne

Deuxième écueil, dans la journée de lundi avec « un col dépressionnaire » circulant dans le golfe de Gascogne, synonyme de vents faibles et variables en direction. Le déplacement de ce col et son franchissement constituent la principale inquiétude aujourd’hui. Or, il faudra à tout prix éviter de décrocher dans cette zone turbulences, sous peine de voir les premiers prendre la poudre d’escampette au portant. « On fera un premier décompte de points lundi soir, lorsqu’ils seront tous sous spi » poursuit le Directeur de Course.

Des conditions record jusqu’aux Canaries ?

Dès lundi soir, les grandes bulles seront déployées, gonflées par un flux de nord forcissant. Mardi après-midi, au passage du cap Finisterre, le vent devrait souffler à plus de 30 nœuds. A la lisière de l’anticyclone des Açores, les alizés portugais sont bien installés et c’est toujours dans la brise, au portant, que la flotte déboulera le long des côtes de la péninsule ibérique avec, difficulté supplémentaire, une série d’empannages à effectuer. « Les routages nous donnent les Canaries en 6 jours » confie Gildas Mahé. En 2014, dans des conditions relativement similaires, les premiers avaient franchi cette marque de parcours en un peu plus de 7 jours.

Repères :
– Parcours côtier en baie de La Forêt : 8 milles (environ 45 minutes de course)
– Concarneau- Cap Finisterre : 370 milles
– Cap Finisterre-La Palma Canaries (way point à laisser à tribord au nord de l’île) : 940 milles

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