Déjà 18 Imoca inscrits sur la Bermudes 1000 Race

Ils seront 18 skippers à s’élancer en solitaire pour la première épreuve des trois épreuves inscrites au calendrier 2019 des IMOCA Globes Series. La Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest aura lieu du 8 au 15 mai prochain. La parcours long de 2000 milles partira de Douarnenez pour rejoindre Brest, via le mythique phare du Fastnet et une marque virtuelle au large de l’archipel des Açores.

La course aux milles
La course permettra à certains skippers d’engranger des milles en vue des sélections pour le Vendée Globe 2020. Lire notre article : http://www.courseaularge.com/vendee-globe-2020-course-aux-milles-lancee-tableau-officiel.html

Si la première édition de la Bermudes 1000 Race, remportée par Paul Meilhat seulement douze petites minutes devant Sam Davies, s’était révélée prometteuse, la deuxième qui s’ouvrira le 8 mai prochain s’annonce exceptionnelle. En premier lieu par son plateau. De fait, pas moins de 18 solitaires ont aujourd’hui confirmé leur participation à l’épreuve, soit presque autant que lors de la dernière Route du Rhum – Destination Guadeloupe (20, ndlr).
« Le système mis en place l’an dernier selon lequel, si plus de 30 candidats remplissent les conditions d’inscription au Vendée Globe, seront retenus ceux ayant effectué le plus grand nombre de milles sur les courses comptant pour les IMOCA Globe Series, est forcément incitatif », note Antoine Mermod, Président de la classe IMOCA, bien conscient que les 2000 milles en jeu lors de cette Bermudes 1000 Race ont de quoi stimuler. Reste que la course a bien d’autres atouts et notamment celui d’être la seule à se jouer en solo cette saison, la Rolex Fastnet Race et la Transat Jacques Vabre se disputant, elles, en double. « C’est naturellement un argument de taille pour ceux qui ne veulent pas perdre la main et se fixer des objectifs ambitieux dès le début de saison mais aussi et surtout pour ceux qui arrivent sur le circuit », souligne Antoine Mermod, évidemment satisfait de voir de nombreuses nouvelles têtes débarquer en IMOCA, parmi lesquelles Sébastien Simon (Arkea Paprec), Giancarlo Pedote (Prysmian Group), Clément Giraud (Envol), Miranda Merron, Denis Van Weynbergh (Eyeseas.be), Pip Hare (Superbigou) ou Maxime Sorel (V and B Sailing Together).

Un plateau éclectique
« Cette Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest arrive tôt. En ce qui me concerne, la mise à l’eau de mon bateau est prévue le 8 avril, ce qui ne va me laisser qu’un mois tout pile pour appréhender la machine et voir si tout est ok. L’avantage, c’est que cela va m’obliger à me mettre très vite dans le bain, et me permettre de me jauger dès le début de la saison pour savoir quoi travailler ensuite », commente Maxime Sorel, l’un des sept « bizuths » de la compétition qui s’étalonnera alors face à des marins déjà « tourdumondistes » comme Sam Davies (Initiatives Cœur), Fabrice Amedeo (Newrest – Art et Fenêtres), Romain Attanasio (Pure), Arnaud Boissières (La Mie Câline – Artipôle) et Stéphane Le Diraison (Time for Oceans), mais aussi des navigateurs solides tels que Yannick Bestaven (Maître CoQ), Manuel Cousin (Groupe Setin), Boris Herrmann (Malizia Yacht Club de Monaco), Ari Huusela (Ariel 2), Damien Seguin (Groupe Apicil) et Alexia Barrier (4 My Planet), tous en quête de confrontation et de milles pour valider le travail effectué cet hiver.
« Pour ma part, j’aurais remis mon bateau à l’eau le 29 avril, soit une semaine seulement avant le départ. Dans ce contexte, mon but sera avant tout de finir la course, de découvrir Initiatives Cœur équipés de ses nouveaux foils et de réussir à m’exprimer en solitaire car je reste évidemment aujourd’hui sur la déception de ne pas avoir pu terminer la Route du Rhum », avance Sam Davies qui, pour mémoire, avait fait forte impression lors de la première édition de cette Bermudes 1000 Race l’an passé, en terminant sur les talons du vainqueur, Paul Meilhat.

Tester, valider et prendre de la confiance
« Je sais que c’est une épreuve super riche, d’abord parce qu’on y est bien accueilli et que l’ambiance y est très conviviale, ensuite parce que son format permet de valider et de tester plein de choses, de prendre confiance en nos bateaux sur le chemin du Vendée Globe. Clairement, j’ai hâte d’y être ! », ajoute la navigatrice britannique, l’une des quatre femmes engagées dans la compétition.
Une compétition dont la Direction de course sera assurée une nouvelle fois par Jacques Caraës qui a d’ores et déjà concocté un joli parcours aux concurrents : un morceau de 2000 milles au départ de Douarnenez et à l’arrivée à Brest, via le Fastnet puis un way-point au large des Açores. « Le tracé sera évidemment adapté en fonction de la météo mais l’idée est de proposer un parcours complet, sans toutefois perdre de vue qu’il s’agit, pour l’ensemble des solitaires en lice, du premier galop d’essai de la saison », note le Finistérien qui, en ce sens, a prévu la possibilité d’une escale technique (supérieure à 4 heures et inférieure à 24 heures), mais qui a aussi fait en sorte que cette Bermudes 1000 Race reste avant tout une compétition en instaurant un temps limite de course.
« Ce premier round va permettre d’observer les uns et les autres. De voir comment ils se comportent et qui est dans le match. Ce sera très instructif, à la fois pour les marins et pour les spécialistes », termine Jacques Caraës.

Les inscrits à la Bermudes 1000 Race Douarnenez – Brest :
• Fabrice Amedeo (Newrest-Art & Fenêtres)
• Romain Attanasio (Pure)
• Alexia Barrier (4myplanet)
• Yannick Bestaven (Maître Coq)
• Arnaud Boissières (La Mie Câline-Artipôle)
• Manuel Cousin (Groupe Setin)
• Sam Davies (Initiatives Cœur)
• Clément Giraud (Envol)
• Pip Hare (Superbigou)
• Boris Herrmann (Yacht Club de Monaco)
• Ari Huusela (Ariel 2)
• Stéphane Le Diraison (Time For Oceans)
• Miranda Merron (NC)
• Giancarlo Pedote (Prysmian Group)
• Damien Seguin (Groupe Apicil)
• Sébastien Simon (Arkea-Paprec)
• Maxime Sorel (V and B-Sailing Together)
• Denis Van Weynbergh (Eyesea.be)

Parmi les 18 inscrits à la Bermudes 1000 Race, sept disputeront leur toute première course en solitaire en IMOCA, dont deux marins engagés sur des foilers très performants, Sébastien Simon et Giancarlo Pedote. Trois autres « bizuths » s’élanceront avec des IMOCA construits dans la perspective du Vendée Globe 2008-2009 : Maxime Sorel, Clément Giraud et Miranda Merron. Le skipper belge Denis Van Weynbergh sera lui aussi dans une logique de découverte avec l’ancien bateau de Nandor Fa, tout comme la navigatrice Pip Hare, nouvelle propriétaire du légendaire Superbigou. « Nous sommes heureux d’accueillir ces nouveaux projets », déclare Gwen Chapalain, organisateur de la Bermudes 1000 Race. « Il sera très intéressant de voir en course ces marins qui poseront la première brique de leur aventure menant au Vendée Globe. Car demain ce sont eux qui écriront les nouvelles histoires du tour du monde en solitaire. » Jacques Caraës, le directeur de course de la Bermudes 1000 Race et du prochain Vendée Globe, se réjouit également de la présence de ces nouveaux venus. « L’épreuve sera très importante pour eux, mais aussi pour la direction de course. Nous pourrons voir où ils en sont, comment ils se comportent et s’ils sont dans le match », explique Jacques qui sera assisté dans sa mission par Hubert Lemonnier et Guillaume Evrard.

Outre Miranda Merron et Pip Hare, deux autres femmes seront en lice dans la Bermudes 1000 Race, Sam Davies et Alexia Barrier. On retrouvera ainsi quatre des six femmes qui préparent le Vendée Globe 2020. Seules Clarisse Crémer et Isabelle Joschke manqueront à l’appel. On verra également quatre concurrents ayant pris part au Vendée Globe 2016-2017 (Fabrice Amedeo, Romain Attanasio, Arnaud Boissières, Stéphane Le Diraison) et cinq autres qui ont disputé la Route du Rhum 2018 (Yannick Bestaven, Manuel Cousin, Boris Herrmann, Ari Huusela et Damien Seguin).

Un parcours varié, une escale autorisée, un temps limite fixé
Les 18 marins se confronteront sur un parcours de 2000 milles qui sera annoncé au plus tard le lundi 6 mai avant 20h, en fonction des conditions météo prévues. Le départ se fera en baie de Douarnenez le mercredi 8 mai à 13h, et l’arrivée sera jugée à Brest environ une semaine plus tard. Plusieurs options de parcours sont possibles. Le tracé le plus probable sera une boucle qui ralliera le Fastnet et un waypoint au large des Açores, avant de rejoindre l’arrivée. La direction de course se laisse la possibilité d’envoyer les concurrents dans un sens ou dans l’autre. Il sera aussi possible de déplacer le waypoint des Açores, voire de proposer deux boucles de type triangle celtique entre le Fastnet et la Corogne. Quoi qu’il en soit, on peut s’attendre à un parcours très varié avec de nombreuses manœuvres à prévoir.

Pour laisser aux concurrents les meilleures chances de boucler ce parcours, les bateaux pourront faire escale ou mouiller et recevoir assistance. « Nous prenons en compte qu’il s’agit de la première course de la saison, que les bateaux ont besoin d’être mis au point. Il ne s’agit pas de compromettre la course de certains concurrents pour des réparations mineures », précise Jacques Caraës. L’avis de course précise que toute escale technique devra être déclarée à la direction de course et qu’elle ne pourra être inférieure à 4h, ni supérieure à 24 heures.

Par ailleurs, un temps limite pour finir après le premier bateau a été fixé. « Cela obligera les concurrents à s’imposer une certaine cadence, à se mettre en mode compétition, et non dans une logique de convoyage, pour faire des milles sous-toilés », souligne Jacques Caraës.

Le programme de la Bermudes 1000 Race :
– Vendredi 5 avril : Publication des instructions de course
– Lundi 6 mai : Annonce du parcours
– Mardi 7 mai, 17h30 (Douarnenez) : Briefing Course
– Mercredi 8 mai, 13h (Douarnenez) : Départ de la Bermudes 1000 Race
– Mercredi 15 mai (Brest) : Arrivée estimée des premiers concurrents
– Samedi 18 mai, 18h (Brest) : Remise des Prix.