Défi Azimut. Ultime répétition avant le Vendée Glole

19 skippers sur les 33 du Vendée Globe 2020 ont répondu présents pour être au Défi Azimut à Lorient. Un rendez-vous incontournable de la Classe Imoca avec un programme varié : runs de vitesse, 500 milles en solitaire pour finir par le tour de l’île de Groix… Ce sera un évènement que tous vont vivre avec attention. Mais les conditions météo ne sont pas brutales, propices plutôt à se mettre dans le bain progressivement ! » confie Gildas Morvan, directeur de course de ce dixième Défi Azimut.
« La 10e édition promet de belles lumières. Et des régates disputées. Il y aura de la tactique et de la stratégie pour tous les skippers. » Gildas Morvan (22 Solitaire du Figaro à son actif) a pris les rênes cette année de la direction de course du Défi Azimut, en connaissance de cause : « C’est tout ce que j’aime. Définir un parcours avec les skippers, les écouter, régler la logistique en mer, faire en sorte que le Défi Azimut soit un magnifique prélude au Vendée Globe. »

Dès demain mercredi, à 15h30 très exactement, les 19 IMOCA vont prendre part aux runs de vitesse entre la rade de Lorient et l’île de Groix. Sur 1,5 mille, le chrono sera lancé avec 2 à 4 tentatives possibles. « Malgré ces conditions estivales, le vent de nord montera dans l’après-midi et la magie de la vitesse devrait opérer ! » promet le directeur de course du Défi Azimut. Les 48 heures dont le départ sera donné jeudi à 15h30 ne seront pas en reste avec une météo propice tour à tour à la stratégie et à la vitesse pure. « L’idée est d’aller faire virer aux skippers un premier point GPS situé dans l’Ouest du golfe de Gascogne pour ensuite piquer au Sud-Est vers un second point au large d’Arcachon avant leur retour plein Nord vers l’île de Groix. Soit 500 milles à parcourir en route directe » ajoute le marin de l’Aber Wrac’h. Ce grand triangle devrait conduire les solitaires à bon port dans la journée de samedi après deux nuits de mer.
Le traditionnel Tour de Groix Azimut dimanche, sorte de cérémonie de clôture, devrait se dérouler lui aussi dans de belles conditions. Un rendez-vous sportif et convivial, propice à montrer aux invités et journalistes présents à bord des IMOCA l’exigence et l’engagement que représente la navigation à bord de ces machines.

Armel Tripon, L’Occitane en Provence
« Le Défi Azimut représente beaucoup. Après la Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne avortée pour moi, c’est une belle confrontation avec les autres IMOCA. Les 48h en solitaire vont être importantes pour me jauger, moi et mon bateau. Et puis, le côté relations partenaires est essentiel ! C’est la plus-value de notre sport et c’est nécessaire. Il faut montrer et expliquer notre sport. Je suis heureux de ma qualification pour le Vendée Globe, je prends énormément de plaisir sur mon bateau. Je me sens serein et j’ai hâte de naviguer ce week-end à Lorient ! »

Sébastien Simon, Arkea-Paprec
« Ce sera la dernière confrontation avant le Vendée Globe ! J’aime bien ce format assez chaud car nous serons nombreux sur les phases de départ. De la pure régate ! Et c’est ce que j’aime. Les 48h vont être indispensables pour moi. J’attends ce moment avec impatience car j’ai besoin de passer du temps sur mon bateau. J’aurai des foils, pas ceux que j’aurai sur le Vendée Globe. Peu importe, ce qui compte c’est de naviguer et de prendre du plaisir. J’ai une grosse envie de naviguer et de régater purement et simplement. »

Louis Burton, Bureau Vallée 2
« Je n’ai raté aucun Défi Azimut depuis sa création il y a dix ans. J’aime ce format varié et convivial. C’est toujours intéressant de se confronter à la concurrence à quelques semaines du départ du Vendée Globe. Je ne me mets aucune pression mais ces 48 heures en solitaire vont être importants pour engranger encore de l’expérience même si Bureau Vallée 2 est prêt techniquement pour le Vendée Globe. »

Samantha Davies, Initiatives-Cœur
« C’est la dernière échéance avant le Vendée Globe mais je ne me mets pas la pression. Le vrai grand test a été La Vendée-Arctique-Les Sables d’Olonne qui s’est très bien passée. J’ai déjà fait mes preuves, je sais que je me sens bien à bord de mon bateau et que je peux performer. Le Défi Azimut va avant tout me permettre de continuer à progresser dans la connaissance du bateau, de valider, de faire une petite job-list si besoin. Je vais prendre du plaisir et je me connais : je suis une compétitrice donc je ne vais pas pouvoir m’empêcher de faire au mieux. »