Damien Seguin: Le bazar devant !

Damien Seguin, skipper de l'IMOCA Groupe APICIL à l'entrainement avant le départ de la Route du Rhum Destination Guadeloupe, le 7 octobre 2018, photo : Ronan Gladu / Groupe APICIL - jmliot.com

Content d’être toujours en course, le skipper du 60’ Groupe APICIL reconnait avoir vécu un baptême du feu en IMOCA depuis le départ avec des vents à 50 – 60 nœuds. Ces heures éreintantes ont laissé très peu de répit au skipper, qui réalise un superbe début de course.

Actuellement 9ème au classement, Groupe APICIL progresse vers Madère dans le sillage d’Alan Roura (La Fabrique). L’état de la mer et les conditions très complexes obligent Damien à constamment veiller au grain. Le but étant de ne prendre aucun risque et de préserver sa machine. « La nuit dernière a été compliquée avec le passage d’un front froid. J’avais encore 30 nœuds en deuxième partie de nuit. Ce n’est pas une partie de plaisir, c’est difficile de se reposer. Là il y a encore de la mer. J’avance au travers. L’essentiel dans de telles conditions, c’est surtout de faire attention au matériel. » confiait le skipper au téléphone ce matin. Et à en croire les fichiers météos et les dires de Damien, la délivrance n’est pas pour tout de suite. En effet, les prochaines heures de course s’annoncent encore très compliquées comme il nous l’explique : « Je pensais que ce serait plus simple mais la météo est complexe. C’est le bazar devant. La route n’est pas simple à choisir. Il va falloir composer avec l’ouest de l’anticyclone qui va pousser des coudes. Il nous oblige à aller assez sud, certainement vers les Canaries ». Il va donc falloir rester vigilant et concentré. Il faut aussi penser à se reposer pour aborder la suite de la course sous ses meilleurs auspices. L’anticyclone qui barre la route de la flotte semble vouloir laisser passer facilement le quatuor de tête composé de Hugo Boss, SMA, PRB et UCAR Saint-Michel… Pour le groupe de poursuivants dont Damien fait partie, il est possible que le chemin pour gagner les alizés soit plus complexe. Damien avait prévu de passer pas mal de temps aujourd’hui à la table à cartes pour essayer de toucher au plus vite le vent de nord est.

Damien Seguin, joint au téléphone :
« La nuit dernière a été compliquée avec le passage d’un front froid. J’avais encore 30 nœuds en deuxième partie de nuit. Ce n’est pas une partie de plaisir, c’est difficile de se reposer. Là il y a encore de la mer. J’avance au travers. L’essentiel dans de telles conditions, c’est surtout de faire attention au matériel. Les prochaines heures s’annoncent encore compliquées. Je pensais que ce serait plus simple mais la météo est complexe. C’est le bazar devant. La route n’est pas simple à choisir. Il va falloir composer avec l’ouest de l’anticyclone qui va pousser des coudes. Il nous oblige à aller assez sud, certainement vers les Canaries. Là, je ne suis pas encore en approche de Madère mais j’essaie surtout de faire avancer le bateau le mieux possible. Alan n’est pas très loin de moi. C’est intéressant d’avoir quelqu’un à ses côtés. »