@ Thierry Martinez

Spindrift a annoncé hier sa non-participation à The Bridge. Damien Grimont, organisateur du projet, réagit au retrait de Spindrift.

Comment avez-vous appris le retrait de Spindrift de votre course The Bridge ?
Je l’ai appris par leur communiqué mais ils m’ont appelé par la suite. On est fortement déçu. Je le regrette d’autant plus que c’est un bateau symbole pour l’évènement dont l’équipe avait manifesté un grand enthousiasme à son lancement. C’est une super équipe, ils ont été plus que moteur pour l’évènement. Leur retrait brutal est un petit choc pour nous. Je le regrette vraiment surtout quand l’évènement met en avant des valeurs de fraternité. C’est un pilier pour nous qui s’est écroulé mais on espère le reconstruire. Ce projet The Bridge, c’est le projet des impossibles, donc je ne désespère pas.

Que s’est-il passé ?
C’est la classe Ultim qui a fixé les règles de course. Elle voulait de l’équité entre les bateaux et a décidé de limiter le nombre d’équipiers à bord à 6. Une règle que Spindrift a refusé. C’est la seule raison de son retrait de The Bridge. C’est regrettable par rapport à la dimension de l’évènement. C’est une aventure taillée pour eux.

Ce n’est pas vous qui avez fixé les règles ?
Dans The Bridge, c’est deux courses l’une dans l’autre. Il y a le duel avec le Queen Mary 2 qui ouvre la création d’un temps de référence Est et Ouest qui n‘existe pas et une autre course, celle entre Ultim. La Class Ultim m’a fait confiance dès le début du projet. En tant qu’organisateur je ne peux rien faire, parce que je me suis engagé auprès de la Class Ultim pour respecter leur cahier des charges même si je déplore ce choix. Cela aurait été tout à fait possible de créer une catégorie spéciale pour Spindrift. Cela aurait été peut-être la bonne solution. Je suis très déçu mais je ne désespère pas qu’une solution soit trouvée.