Création des Globe Series en IMOCA

0
5
13/07/2017, Port Camargue (FRA,30), Transat Jacques Vabre 2017, Bastide Otio (Kito de Pavant, Yannick Bestaven), offshore trainings

L’Assemblée Générale de l’IMOCA s’est tenue la semaine dernière à Paris dans le cadre du Nautic. Nous avons rencontré Antoine Mermod à cette occasion qui présidait pour la première fois cette AG et semblait satisfait avec 90% des décisions approuvées par la classe. La Présidence et le bureau de l’IMOCA avaient été renouvelés lors de la précédente AG le 26 avril dernier.

Antoine Mermod : « Tous les projets actifs étaient représentés à travers les skippers, les teams managers ou les sponsors. Il y avait environ 65 personnes au total. Tous les membres se sentent concernés par la vie de la classe. Il nous semble intéressant d’organiser une AG au mois de décembre car cela permet de dresser le bilan de la saison écoulée et de se projeter sur l’année suivante. »

Quels ont été depuis les principaux changements dans le fonctionnement de la classe ?
« La principale modification est d’essayer d’impliquer plus de personnes dans les processus de réflexion et de décision. L’IMOCA est une association, l’objectif est de fédérer. Nous avons ainsi créé une commission sportive regroupant des skippers et des directeurs de course. L’objectif de cette commission est de régler des questions purement sportives, relatives aux règles de qualification pour les courses, par exemple. Il est important de débattre de ces questions bien en amont. Cela soulage par ailleurs le conseil d’administration qui peut travailler sur d’autres sujets. »

La création des GLOBE SERIES

Vous avez beaucoup parlé calendrier durant la dernière Assemblée Générale. Quelles sont les grandes orientations à ce sujet ?
« Nous assumons le fait que le Vendée Globe est notre événement le plus populaire et le plus médiatique. Pour trouver une certaine continuité, il faut créer plus de liens entre les courses pour monter en puissance vers cette épreuve phare. C’est pourquoi nous avons imaginé une refonte de notre Championnat qui sera rebaptisé « Globe Series », avec un système de points et de coefficients sur quatre ans que nous détaillerons prochainement. L’idée est d’organiser chaque année deux grands événements réunissant des flottes importantes, ainsi que d’autres épreuves, appelées « courses exhibition ».

En 2018, les deux événements majeurs seront constituées par une nouvelle course organisée à Monaco début juin (dont le nom sera révélé en début d’année), puis la Route du Rhum, destination Guadeloupe en novembre. En 2019, nous aurons la Barcelona World Race et la Transat Jacques Vabre. Puis en 2020, année de Vendée Globe, les skippers de la classe prendront part à The Transat et à la New York-Vendée.

« Il n’est pas impossible que d’autres courses viennent se greffer à ce calendrier. Mais nous avons déjà mis en place une colonne vertébrale solide car proposer un calendrier de qualité est indispensable pour attirer marins et sponsors. »

Vous évoquiez la nouvelle épreuve organisée à Monaco. Plus globalement, la Méditerranée sera mise à l’honneur au printemps 2018…« Quitte à faire descendre une flotte d’IMOCA en Méditerranée, nous voulions proposer un programme complet. A l’issue du Grand Prix Guyader à Douarnenez, nous organiserons une course en solitaire vers Cascais (Portugal), qui sera qualificative pour la Route du Rhum. Après l’épreuve à Monaco où nous attendons 10 à 15 bateaux, nous allons proposer aux organisateurs de la Giraglia (entre Saint Tropez et Gênes) d’inscrire la classe IMOCA. Il est à nos yeux primordial de mettre en avant la façade méditerranéenne qui offre des conditions de navigation exceptionnelles au printemps. De plus, la Méditerranée est un marché intéressant pour l’IMOCA, et des projets sportifs se montent là-bas. »