Combien de Français dans la Coupe 2007 ?

Régate en flotte à Valence
Régate en flotte à Valence

« La vraie date, ce n’est pas le 17 décembre. C’est le 29 avril 2005. » Pierre Mas, directeur sportif du Défi, ne voit pas pourquoi son équipe devrait se sentir pressée par le temps. Elle s’inscrira à la session de rattrapage.
Le Défi, officiellement basé à Lorient, a participé aux pré-régates d’automne à Marseille et Valence. « Les Acts ont été un vrai tournant dans nos affaires, poursuit le Sétois. Les chefs d’entreprise voient la réalité de l’organisation d’America’s Cup Management et la réalité de notre travail. On est sur la bonne voie.
Soit. Mais encore aucun nom de sponsor potentiel ne circule. Ni au Défi, ni chez K-Challenge. Du côté de Legris Industries, partenaire de Marc Pajot en 1992 et 1995 puis du Défi en 2000 et 2003, aucun budget Coupe de l’America n’a encore été voté.

K-Challenge en avance


K-Challenge a quand même une longueur d’avance. Cette équipe internationale, battant pavillon français, a payé ses droits d’inscription en septembre. Deux partenaires se sont engagés à ses côtés, un équipementier et la ville espagnole de Gandia qui les accueille.
« Dans un premier temps, on avait trois challengers, commente le président de la Fédération française de voile, Jean-Pierre Champion. On a beaucoup dit que ça pouvait nuire pour trouver un budget, je n’en suis pas convaincu. » Il y a juste un an, la FFV avait apporté sa pleine caution au projet de Loïck Peyron et Bertrand Pacé resté en rade.
« On fera le projet en fonction du budget, explique de son côté Pierre Mas pour Le Défi, sachant qu’il y a un seuil de 20 millions d’euros pour pouvoir construire au moins un bateau neuf et être performant. C’est possible car nous avons déjà deux bateaux pour le développement. »
Cet hiver, le Défi devra choisir lequel de ses deux bateaux il adapte à la nouvelle jauge des Class America, FRA 69 ou FRA 79. Il faudra être prêt en mai pour s’aligner aux régates de Valence de juin 2005.
Quant à l’inscription le 29 avril 2005, elle en coûtera 200.000 euros de plus que si elle avait été déposée le 17 décembre. « On a pris des risques par le passé, poursuit Pierre Mas, on ne s’inscrira que si on a le budget. On veut raisonner sur du solide. »
La possibilité d’avoir deux challengers français ne semble pas le déranger outre mesure. « La question n’est pas de savoir combien de défis la France peut financer. La Coupe de l’America est un événement rentable pour les entreprises et on peut les rassurer sur leur retour sur investissement. »
La Coupe de l’America, avant d’être du sport, est une affaire d’argent. De beaucoup d’argent.

Stéphanie Stoll

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