Christopher Pratt navigue avec Jérémie Beyou sur Charal

Banque Image aérienne de l'IMOCA CHARAL, skipper Jérémie BEYOU (FRA), le 23 Septembre 2018, au large de Groix - Photo Yvan Zedda / Alea

Après la Route du Rhum, Charal a repris ses entraînements en équipage pour être fiabiliser.
Jérémie Beyou multiplie les sorties sur le dernier Imoca 60 mis à l’eau, notamment avec Chritopher Pratt. Les deux hommes se sont rencontrés en 2003 et n’ont jamais cessé de travailler ensemble depuis. Dès 2004, Christopher a intégré l’équipe de Jérémie en tant qu’expert Météo pour la Solitaire du Figaro qu’il a gagné. Ils ont régulièrement travaillé ensemble pour la préparation météo et les routages des courses de Jérémie, comme de celles de Christopher (par exemple, la Route du Rhum en 2010). En 2007, ils montent sur le podium du Tour de Bretagne en double. En 2013, ils signent une belle 3ème place sur la Transat Jacques Vabre. Quand on demande à Jérémie pourquoi il s’adjoint les services de Christopher, il répond aisément « Il a plein de qualités. Il est hyper-résistant, notamment au stress et au manque de sommeil. Il arrive toujours à rester de bonne humeur. Après il est très pointus sur les réglages, la perf, en informatique. C’est une tête ! Un vrai compétiteur qui ne lâche pas grand-chose ! »

Depuis la rentrée, Christopher a travaillé auprès de Jérémie au sein de Charal Sailing team. Il a notamment participé à ses côtés au Défi Azimut lors duquel le nouveau né a signé une sortie remarquée et largement relayée sur les réseaux sociaux ! C’est ensuite lui qui a eu la responsabilité de sortir la « bête » pour le départ de la Route du Rhum à Saint-Malo début novembre. Après l’avarie du bateau pendant la course, il fallait naviguer au maximum pour fiabiliser la machine et engranger un maximum de données pour le bureau d’étude et la cellule performance. « Nous avons enchaîné trois navigations de 36 à 48 heures dans le golfe de Gascogne. Nous y avons rencontré des conditions hivernales, ce qui nous a permis d’éprouver le bateau tant au niveau de la structure que des systèmes. Naviguer sur ce bateau-là. C’est juste dingue ! Nous entrons dans une nouvelle ère, ce n’est pas encore du vol mais clairement les repères ne sont plus du tous les mêmes. Il faut s’habituer à naviguer à haute vitesse. On fait des pointes à 35 nœuds, et des moyennes avoisinant les 30 noeuds. Le bateau est désormais au chaud dans le hangar pour un petit chantier de fiabilisation, nous allons très vite retourner en mer pour continuer d’apprendre. Et moi, c’est ça qui me passionne, qui me fait y retourner, apprendre, échanger avec les ingénieurs, les architectes, essayer de comprendre et d’optimiser le potentiel du bateau, mais surtout progresser en tant que skipper. »