Championnat du Monde Laser. JB Bernaz à l’attaque !

©️Robin Christol

Point d’orgue de la saison olympique de Laser, le Championnat du Monde 2019 aura lieu du jeudi 4 au mardi 9 juillet à Sakaiminato City, sur la côte nord, à l’ouest du Japon. Une épreuve capitale pour Jean-Baptiste Bernaz qui vise le titre mondial avant les Jeux Olympiques de Tokyo 2020. Arrivé sur place il y a 10 jours, le Maximois est plus prêt que jamais à en découdre !

Toujours dans le top 10 sur les épreuves internationales, dont 3 participations aux Jeux Olympiques, et avec un titre de vice-champion du monde 2016, 3 victoires et de nombreux podiums sur les étapes de coupe du monde, JB Bernaz veut décrocher l’or. Toute l’année, il s’est préparé pour « performer » sur ce championnat du monde. Objectif personnel, c’est aussi un objectif majeur fixé par la FFVoile. « Pour moi c’est le mondial le plus important de la préparation olympique. Et puis mine de rien je n’ai plus que deux chances d’être champion du monde ! C’est now !! C’est le dernier qu’on a pu vraiment bien préparer. Le prochain sera en février 2020 à Melbourne où toutes les séries seront réunies. En fait, on a deux saisons en une. On va raccrocher les gants début septembre et en 6 mois c’est compliqué de faire une grosse préparation. Donc la saison prochaine, le mondial ne sera qu’une étape avant les Jeux.

Je suis content du travail qu’on a fait cet hiver avec mon entraineur Pascal Rambaud, mon coach physique Olivier Pauly et ma préparatrice mentale Élise Marsollier. Je me sens vraiment bien, je vais vite et les sensations sont bonnes. Tous mes plans s’organisent bien sur le plan sportif comme sur le plan personnel. »

Un nouveau plan d’eau
Sakaiminato est un port de pêche important de la Mer du Japon. La ville est entourée par la mer. Le climat y est chaud et tempéré avec des précipitations importantes. La météo, qui peut être très variée, nécessite une grande polyvalence pour être performant dans toutes les conditions. « C’est un terrain de jeu qu’on ne connaissait pas du tout. On n’a jamais fait de régate ici donc je me suis fait aider pour avoir des études de plan d’eau. J’ai eu un premier rapport de Benoit Hiss, mon entraineur d’Optimist du CN St-Maxime qui me suit depuis plus de 20 ans. Et on a fait un point avec David Lannier, le météorologue de l’Équipe de France, qui a aussi fait un beau travail de son côté. La météo est assez variée, on a de la pluie, du soleil, il fait chaud un peu comme chez nous et l’eau est plus chaude parce qu’elle remonte de Malaisie. »
Dépaysement garanti en revanche à terre. Et peu de ressemblance avec Enoshima, site des épreuves de voile des JO de Tokyo 2020, qui se situe sur la côte sud : « Tout est écrit en japonais, personne ne parle anglais, c’est difficile de se faire comprendre. On sent que les codes ne sont pas les mêmes, ce n’est vraiment pas la même culture. On se sent un peu moins à la maison ! Ça ne ressemble pas à Enoshima, on est sur la côte nord, c’est une mer différente. On est à la même latitude mais c’est le seul point commun. Le spot n’est pas ouf… il faut aimer le poisson ! »
Pour être dans les starting-blocks le 4 juillet pour les premières manches, JB est arrivé le 21 juin sur place, le temps de s’adapter au décalage horaire (7h de plus) et de s’entrainer sur le site du Championnat du Monde. « Nous sommes venus tôt pour avoir le temps de naviguer et d’appréhender le plan d’eau. Avec 7 heures de décalage horaire, le jet lag pique un peu. Les premiers jours je n’ai fait que de la muscu, puis on a récupéré les bateaux mercredi dernier pour commencer à naviguer. »

Un mondial à armes égales
159 concurrents de 58 pays sont présents pour disputer l’épreuve internationale qui couronnera le meilleur lasériste au monde. Seul le sportif fera la différence dans cette série olympique dont la grande particularité est l’égalité parfaite des chances pour tous. « Il y a 160 bateaux sur le parking qui ont été tirés au sort. J’ai donné mon nom et ils l’ont mis face à un numéro de bateau que je vais garder tout le championnat. On a seulement le droit d’emmener notre voile, nos bouts et notre barre. C’est tout ! Tout le reste est fourni. Normalement, tous les Laser ont été faits au même moment avec le même moule. Donc il y a peu de chances d’y avoir des différences. Tous les numéros se suivent. Par rapport au reste de la saison c’est hyper proche. C’est cool de naviguer à armes égales ! »

PROGRAMME LASER WORLDS – SAKAIMINATO – JAPAN
– 4 – 9 juillet : 12 manches, signal d’attention à 11h locale (4h du matin, heure française)
– 4 – 6 juillet : phases de qualifications (2 manches par jour)
– 7 – 9 juillet : phases finales
(2 manches par jour / ronds or, argent et bronze / pas de Medal Race)
Site de l’épreuve : 2019worlds.laserjapan.org