Brest Atlantiques. Parcours difficile vers Le Cap pour les Ultim !

Brest Atlantiques Macif
Brest Atlantiques Macif @ Jeremy ELoi

L’ambiance n’est plus à la fête pour les équipages des 4 Ultimes. Thomas Coville et Jean-Luc Nélias ont donné le ton ce vendredi matin à la vacation où ils sont revenus sur le choix difficile de faire demi-tour pour éviter de s’exposer à des conditions météos compliquées. Un choix fait « la mort dans l’âme », un « scénario catastrophe pire que de se faire empétoler » et « difficile à accepter ». On peut le comprendre.
Les 4 bateaux se suivaient ce vendredi à moins de 160 milles les uns des autres avec un cap orienté nord-est pour éviter le gros d’une dépression en formation au sud mais surtout une mer désordonnée, hachée ou au près ils tentent d’avancer en se faisant secouer dans tous les sens.
Yves Le Blevec sur Actual-Leader n’était pas très serein face à ces conditions difficiles tant la limite de ce que pouvait encaisser son bateau était proche.
Thomas Coville lui aussi devait trouver le bon dosage entre continuer à avancer pour rester au contact de Macif et préserver le bateau. « On essaie de s’appliquer à faire marcher le bateau sans trop le faire souffrir, mais ce n’est pas simple. » Cela l’est d’autant moins à bord de Sodebo qu’avec la configuration du cockpit à l’avant, les impacts des vagues se font plus ressentir et paraissent plus violents ». Ce qui de fait pour Thomas et Jean-Luc complique les choses ; « On arrive pas à avoir le même niveau d’engagement et trouver la même cadence que les autres »
A bord de Gitana 17, Franck Cammas lui aussi fait le dos rond pour tenter de progresser au mieux vers l’est. Le Maxi Edmond de Rothschild a pris la tête de la flotte.
François Gabart reste quant à lui plus imperturbable. Finalement c’est lui qui est le plus gagnant de ces conditions. Il a repris du terrain sur Gitana, et comme lui a pu réparer. Son bateau est à 100% de son potentiel. Il est d’ailleurs ce matin le plus rapide. Et si comme les autres, il est « comme dans un shaker » son seul regret est de ne pas pouvoir accélérer sur ce tronçon Rio le Cape comme il en a rêvé au départ de la course.
ces conditions difficiles devraient durer au moins 2 jours mais la route vers le Cap s’annonce longue et compliquée de quoi peut-être relancer la course dominée pour l’instant par Gitana.