Les Figaros au passage du Cap Finisterre lors de la 3eme etape de la Solitaire URGO Le Figaro 2018 entre Portosin (Esp) et Saint Gilles Croix de Vie - le 08/09/2018

8ème au classement général après deux étapes sur quatre, le Gillocrucien Benjamin Dutreux est plus motivé que jamais pour attaquer la troisième étape entre la ría de Muros-Noia (Esp) et Saint Gilles Croix de Vie, une étape qui arrive presqu’à la maison pour lui. Il a pris un bon départ dans ce début d’étape difficile sans vent où il a su prendre la tête avec Pierre Quiroga et Charlie Dalin jusqu’au large de la Corogne.
Saint Gilles Croix de Vie, c’est là que tout a commencé pour Benjamin en 2015, avec le Team Vendée Formation, toujours présent à ses côtés. Depuis, le jeune Vendéen a fait du chemin (Solitaire Urgo le Figaro, Tour Voile, catamaran de sport, J80…) il vise désormais le Vendée Globe. Et c’est toute une équipe, préparateur, coach, communication, aux côtés des partenaires, Sateco en tête, qui accompagne Benjamin dans sa quête du graal de la course au large. En attendant, il a rendez-vous dès mardi au Pays de Saint Gilles Croix de Vie avec tous ceux qui l’entourent et le soutiennent depuis 4 ans. Tous espèrent le voir arriver aux avant-postes, mais pas autant que lui !

Pour sa 4ème participation à l’épreuve reine du circuit Figaro Bénéteau, Benjamin Dutreux a particulièrement à cœur de performer sur les deux dernières étapes qui mèneront les 36 solitaires en Vendée. Et pour clôturer la dernière édition des Figaro 2, la 4ème étape aura Saint Gilles Croix de Vie, port d’attache de Benjamin, pour départ et arrivée. Une course sprint, tactique, en terrain connu, entre Saint Gilles, l’ile d’Yeu (où il a tiré ses premiers bords) et l’ile de Ré. Un parcours qui rappelle celui de la Solo Maitre Coq, dont Benjamin a remporté la grande course à deux reprises, en 2016 et en mars cette année.

Le point à mi-parcours : dans le match !
« On n’est pas excellent mais on n’est pas complètement nul (rires) ! Il me manque quelque chose pour être très bon mais j’ai l’impression que je progresse au fur et à mesure, que je suis de plus en plus dans la course.
Sur les deux premières étapes, j’ai joué assez « safe » quand il y avait beaucoup de vent. Normalement j’ai plutôt tendance à attaquer « sévère » dans les grosses conditions parce que j’adore quand ça va vite et que ça plane. Mais je pense que le démâtage sur la Transat AG2R m’a fait prendre conscience des conséquences de la casse matérielle, du fait que quoi qu’il arrive, il faut pouvoir rester en course. Si un jour je passe sur de plus gros bateaux, cette expérience sera d’autant plus importante. Parfois il faut savoir en garder sous le pied mais en Figaro c’est moins le cas, on peut attaquer fort, les bateaux sont prêts pour ça. Mais dans la brise, tout peut arriver tellement vite… Aujourd’hui, ce qui est sûr c’est que je suis dans le match, dans le groupe qui n’a pas pris de cartouche. C’est hyper positif même s’il n’y a rien d’extraordinaire. Devant, ils sont un peu loin mais il peut encore tout arriver sur les prochaines étapes. On va essayer de ne pas prendre de carton rouge et de rester régulier jusqu’à la fin. Ça peut donner un super bon résultat final…»

Tout tout tout donner !
« Je suis super chaud pour cette troisième étape qui arrive. Pour moi c’est l’étape où il faut tout tout tout donner ! Il va y avoir beaucoup de près, une allure qu’on a peu rencontrée depuis le début de cette Solitaire à part le long des côtes anglaises où j’ai remonté beaucoup de places. Mais je préfère me dire que je ne vais pas vite au près comme ça je n’ai pas d’autre choix que de me donner à fond et de tout faire pour être plus rapide. »

Les prévisions sur la 3ème étape, de Ria de Muros à Saint Gilles Croix de Vie « On ne va pas avoir beaucoup de vent au départ demain, ça va être difficile de s’extirper de la molle, puis on serra au près pour passer le cap Finisterre dans du vent medium à fort. Pour le moment c’est très changeant. Si on a un coup de vent ça sera rapide. Puis une dorsale en milieu du golfe de Gascogne qu’il va falloir traverser pour monter jusqu’à Saint Gilles Croix de Vie. C’est là qu’il y a plein d’options qui se dessinent, les routages ne sont pas sûrs d’eux. Ça va être une étape assez ouverte sur laquelle il faudra être lucide et rapide. Puis on aura l’île d’Yeu à laisser à tribord mais ce n’est pas à l’arrivée que ça va se jouer. Il n’y aura pas vraiment d’avantage à bien connaitre le coin. Il y en aura peut-être pour la 4ème étape si les conditions ressemblent à celles qu’on a eu à l’entrainement. Pour cette 3ème étape, le seul gros avantage c’est que ça donne la pêche et qu’on a envie d’arriver devant à la maison !! »