Ben Ainslie affiche ses ambitions

Ben Ainslie
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Si en France depuis les années 60, la voile est vue par les médias comme un sport populaire qui mérite sa place sur le petit écran avec les départs des grandes courses diffusés en direct, outre-Manche, que ce soit dans la presse écrite ou à la télévision, la voile est quasiment inexistante des grands médias, sauf lors des victoires britanniques aux J.O. C’est ainsi que les retombées du succès de Ben Ainslie lors de la Coupe de l’America sont sans précédent depuis plusieurs décennies et les tours du monde de Sir Francis Chichester et Sir Robin Knox-Johnston.

Lors d’une interview hier avec la BBC, Ben Ainslie se disait surpris et gêné par les réactions des médias, car la presse avait tendance à le présenter comme l’architecte de la victoire d’Oracle, “au point où certains lecteurs imaginaient que la Coupe était une épreuve en solitaire”. Il tenait à souligner hier l’importance du travail de toute l’équipe à terre et de tout l’équipage. Ainslie estime que l’intérêt généré par la Coupe représente une rare opportunité de mettre en place un défi britannique sérieux. “Les partenaires potentiels sont là et le temps est venu pour se lancer. Je suis très encouragé de voir la réaction du grand public, qui ne navigue pas, car les gens se sont vraiment intéressés à notre sport”.

C’est ainsi que le quintuple médaillé olympique souhaite consacrer l’automne à concrétiser ses ambitions. “Je passe mon temps en ce moment à récolter les fonds nécessaires. Mais il n’est pas possible de tout faire tout de suite. Il faudra du temps et surtout il faudra plus d’infos sur le lieu et l’organisation de la prochaine Coupe.” Cela dit dans l’immédiat, il est important de réunir les partenaires principaux car selon Ainslie on arrive à un moment critique.

Cela ne l’intéresse pas de mettre en place une équipe sans les moyens requis pour ramener la Coupe en Angleterre. Et selon l’intéressé, il ne resterait que deux semaines pour attirer les marins et les architectes, car d’ici la mi-novembre ils vont commencer à s’engager auprès d’autres équipes. “Lors de la dernière Coupe, il n’y avait que quatre équipes en lice, et le choix de marins et d’architectes expérimentés est ainsi très limité. On a une fenêtre de deux semaines avant que ces marins et ces architectes ne disparaissent du marché…”