Belle nav de nuit sur le Tourduf

Tour du Finistère 2013
DR

Aux alentours de 9h, un bateau seulement manquait à l’appel. Le Président du Comité de Course, Jean Coadou, l’attendait avant de pouvoir se coucher : la nuit a été blanche pour lui et ses collègues qui ont suivi les bateaux du Tour du Finistère jusqu’à la fin de leur périple.
 
Une drôle d’ambiance au départ
Jean Coadou revient sur le parcours de l’avant dernière étape qui semble, de manière unanime, avoir été la plus appréciée par les marins : « On a mouillé la ligne de départ en face de Douarnenez mais la brume est tombée et on a dû la déplacer. Trois différents départs en face de Rosmeur ont ensuite été lancés pour permettre aux bateaux d’arriver en même temps à Lesconil, malgré leur différence de taille. La visibilité s’est nettement améliorée à ce moment ». La brume a toutefois obligé les membres du comité à interrompre deux départs : deux nappes de brouillard très intenses ont en effet rendu la tâche plus compliquée. Un seul rappel général a été donné pour les Domino’s Pizza qui ont volé de peu le départ et ont rapidement réparé leur faute pour reprendre du terrain pendant la nuit.
Suite au déplacement de la ligne, la première marque de parcours n’était plus la bouée de Rosmeur mais une marque au niveau du Raz de Sein.
 
Un régal au Raz de Sein
Le vent qui soufflait de Ouest-Nord-Ouest à 10/12 nœuds est tombé avant le Raz de Sein à 5/6 nœuds et certains ont eu du mal à avancer. Mais quand les voiliers sont sortis de la baie de Douarnenez en passant par le Raz de Sein, le vent s’est levé et le ciel s’est finalement dégagé. C’est aux alentours de 17/18 heures que les premiers ont passé le Raz avec un courant favorable mais un vent contre le courant. Marc, originaire de Roscoff, a particulièrement apprécié ce moment« Le passage mythique de la pointe du Raz s’est très bien passé avec une belle mer. Les gens à bord qui ne connaissaient pas cet endroit, ont vraiment apprécié de pouvoir naviguer pendant la nuit en ces lieux, qui ne sont pas accessibles pour des débutants. ».
 
Une nuit étoilée
Les voiliers ont ensuite attaqué la baie d’Audierne au près, le vent ayant basculé Sud à une vitesse de quinze de nœuds. Les premiers équipages sont arrivés en face de Lesconil vers 21:30 pour ensuite faire le tour des Glénans et passer en face de Concarneau. Les plus petits bateaux, partis sur un parcours plus court, ont navigué entre les Glénans et l’île aux Moutons. Les premiers en temps réel sont arrivés au petit matin à Lesconil.
 
Dernière étape demain, samedi
La dernière étape du Tour du Finistère 2013 sera courue demain. Les équipages partiront à 10h00 de Lesconil pour arriver à Concarneau environ cinq heures après. Ils devront parcourir une trentaine de milles autour de l’île aux Moutons et couper la ligne d’arrivée mouillée dans le chenal de Concarneau. Demain les bateaux engagés devraient bénéficier d’un vent d’Ouest d’une quinzaine de nœuds.
 
Ils ont dit :
 
Marc, Roscoff « Tout le parcours était très intéressant : sur la ligne de départ il y avait du brouillard et c’était agréable de suivre les paysages tout au long de la baie de Douarnenez. Le passage mythique de la pointe du Raz s’est aussi très bien passé avec une belle mer et les gens qui ne connaissaient cet endroit l’ont vraiment apprécié. Le vent ensuite a commencé à forcir en descendant vers Penmarc’h. On a aperçu les Glénans juste avant le coucher de soleil. À ce moment on a commencé à être vraiment fatigué… On n’a pas dormi à bord parce qu’on était seulement trois et le bateau est conçu pour naviguer à 6. Il fallait rester bien concentré sur le parcours parce qu’il y a trois trajets différents et il ne faut pas se faire piéger par les autres séries et rater une marque. On est arrivé ce matin vers 7 heures ».
 
Emmanuelle Bertrand « Warrors » « Je suis de Lille et je navigue sur ce bateau depuis quelque temps. Le départ a était très étonnant : tout était dans la brume. L’ambiance était drôle… Aux alentours de Penmarc’h on a vu des dauphins, des grands bancs, on en a vu à plusieurs reprises. Les conditions étaient optimales. On a même vu le coucher de soleil en passant à côté du phare de Penmarc’h. On a fait le tour des Glénans. Notre parcours, le plus long, nous a permis de faire plein de manœuvres et c’était sympa parce que, surtout la nuit, il fallait rester concentré : tout devient plus difficile quand la nuit tombe. On a spié de nuit… Et on s’est reposé les uns après les autres.
 
Loen, 16 ans « 3X Dragon fly » « Tout s’est bien passé, la bateau est rapide… même si le près n’est pas trop adapté à ce type de support. A bord on est 5, entre les 16 et les 50 ans. On a eu beaucoup de près jusqu’au phare d’ Eckmühl et ce n’était pas très marrant. On a quand même vu des dauphins du coup on s’est consolé en admirant les belles côtes de cette partie de la Bretagne ».