New-York Vendée (Les Sables d’Olonne), Finish, Conrad Colman (100% Natural Energy) 12th, Les Sables d’Olonne 13 June 2016

Conrad Colman a franchi un pas de plus vers sa participation au Vendée Globe. Attendu sur la ligne d’arrivée aux Sables d’Olonne vers 16 heures, Pieter Heerema (No Way Back) fait route lui vers Lorient, son camp de base, après concertation avec la direction de course. La raison : un front froid qui devait passer au-dessus des Sables et qui rendait périlleuse son arrivée. Le foiler est en effet privé de l’usage de son moteur. S’il n’a pas officiellement abandonné, cela devrait être le cas dans les heures qui viennent.

Conrad Colman, lui, est arrivé au petit matin après 14 jours et près de 7 heures de course. Afin de s’accorder le temps de mettre son IMOCA60 en état de traverser une nouvelle fois l’Atlantique peu après son convoyage, au cours duquel il s’était qualifié pour le prochain Vendée Globe, le Lorientais d’adoption était parti une vingtaine d’heures après le départ officiel. « Je me suis mis hors course tout de suite à partir du moment où j’ai décidé de partir 24 heures après tout le monde, de façon à régler quelques derniers points techniques indispensables avant une transat. C’était une décision sage, ce qui n’est pas très habituel pour moi ! J’étais à la fois content de moi et déçu parce que les autres bateaux sont partis vite devant dans une super fenêtre météo. Je me suis senti un peu bête avec les voiles qui faisaient « flap flap » pendant trois jours… »

« Je reviendrai »
Lui, qui se dit plus « rouleur » que « sprinteur », a profité de la New York – Vendée (les Sables d’Olonne) pour prendre ses marques en vue du Vendée Globe, dont il espère prendre le départ en novembre prochain. Pour le coup, le démarrage de sa 7e transat en solitaire ou en équipage réduit s’est effectué en douceur : « Le bateau a accéléré tout seul dès que le vent est monté ! J’ai le bateau le plus vieux de la flotte et je m’étais dit que, si j’arrivais à en sortir une belle performance, ce serait extraordinaire ! Je suis super content. J’ai fait des moyennes de 18 nœuds malgré mes vieilles voiles, c’est une excellente surprise ! » Le chenal des Sables d’Olonne, que Conrad Colman a retrouvé avec plaisir, lui a rappelé sa victoire sur la Global Ocean Race, en 2012 sur son Class40, et lui a rouvert une fenêtre sur l’avenir : « Je m’étais alors dit qu’il faudrait que je revienne avec un bateau un peu plus long… Ça y est, je suis sur le bon chemin et j’espère que, dans quelques mois, je reviendrai ! »

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