Alexis Loison, de belles ambitions cette année

Alexis Loison, skipper du Figaro 3 RŽgion Normandie, ˆ lÕentrainement avant sa participation ˆ la Solitaire Hurgo Le Figaro 2019, le 25 mai 2019, photo © Jean-Marie LIOT

Après avoir terminé l’année 2019 par une belle victoire en double avec Fred Duthil sur le Tour de Bretagne à la Voile, Alexis Loison s’est accordé une grosse parenthèse, loin de son Figaro Bénéteau, sans toutefois déserter les plans d’eau. C’est ainsi regonflé à bloc, avec autant d’envie que d’énergie, que le skipper de Région Normandie se prépare à entamer la saison. Une saison articulée autour de six épreuves, dont quatre comptant pour le Championnat de France Elite de Course au Large 2020 parmi lesquelles la Transat AG2R La Mondiale qu’il disputera au côté d’Anthony Marchand à bord de Groupe Royer – Secours Populaire, puis la fameuse Solitaire du Figaro. Côté objectif, le Cherbourgeois ne fait pas de mystères : il vise le podium sur ces deux grandes courses, mais aussi le titre national. Les choses sont posées.

Embarquez avec Alexis Loison par Jean-Marie Liot

Et si la 15e était la bonne ? C’est en tous les cas tout ce que l’on peut souhaiter à Alexis Loison qui n’a de cesse d’élever son niveau de jeu et de performer depuis son arrivée sur le circuit des Figaro Bénéteau, en 2006. L’an dernier, jamais le navigateur n’est passé aussi près du podium sur la redoutable Solitaire du Figaro, et c’est légitimement qu’il ambitionne d’y parvenir cette année. Même chose sur la Transat AG2R en 2018 où il a dû, là aussi se « contenter » de la 5e place alors qu’il abordait l’épreuve avec le statut assumé de favori avec son acolyte Anthony Marchand. « J’ai des travaux à terminer », plaisante le skipper du Figaro Bénéteau3 aux couleurs de la Région Normandie, qui a choisi de prendre un peu de hauteur ces derniers mois, plutôt que de jouer la carte du volume aux entraînements. « La saison dernière, très condensée et marquée par l’arrivée du nouveau bateau, a été éprouvante. Après ça, j’ai vraiment ressenti le besoin de décrocher pour revenir avec un maximum d’envie et de fraîcheur », souligne le Cherbourgeois. Ce dernier a donc fait un vrai break, avec une parenthèse à la montagne puis des navigations dans les eaux chaudes de la Nouvelle-Calédonie ou, plus récemment, celles d’Antigua dans le cadre de la prestigieuse RORC – Caribbean 600. « Je voulais vraiment penser à autre chose qu’au Figaro et le pari est réussi. Je suis au taquet », annonce Alexis qui a remis son bateau à l’eau en fin de semaine dernière, et qui va rentrer dans le vif du sujet dès le 16 mars, avec les premières manches de la Solo Maître CoQ – une épreuve qu’il a déjà accrochée à son palmarès en 2018.

Autant d’atouts que d’ambition

« L’an passé, je visais le doublé mais une blessure au dos a contrarié mes plans. J’ai donc une petite revanche à prendre. Je suis content de revenir aux Sables d’Olonne et de recommencer par cette course-là qui arrive toujours tôt dans la saison, en particulier les années de Transat AG2R, et qui cueille généralement tout le monde un peu à froid avec des conditions un peu rudes », explique le Normand qui sait que dans les conditions musclées, l’expérience est un atout incontestable, chose qu’il compte d’ailleurs bien démontrer sur l’ensemble des autres courses inscrites à son calendrier : la Solo Concarneau Guy Cotten (du 30 mars au 5 avril), la Transat AG2R (du 19 avril au 10 mai), la Le Havre Allmer Cup (du 5 au 14 juin), la Drheam Cup (du 18 au 27 juillet), puis la Solitaire du Figaro (du 30 août au 20 septembre). « Le programme s’annonce assez complet et un peu plus étalé que lors de la saison passée. J’ai choisi d’ajouter la Drheam Cup qui fait partie du calendrier promotionnel de la classe car elle part de chez moi, à Cherbourg et que c’est un beau parcours. Je suis, par ailleurs, content que l’année se termine par la Solitaire. J’ai vraiment frôlé le Top 3 sur cette épreuve l’an dernier et monter sur le podium cette année est clairement mon objectif. Toute mon avant-saison va me servir à préparer cette course et à valider mes choix de voiles notamment. On ne connait pas encore entièrement le parcours mais les premières étapes (Saint-Quay et Dunkerque, ndlr) vont nous faire régater en Manche, un endroit que je connais bien et que j’apprécie particulièrement, ce qui n’est évidemment pas pour me déplaire », termine Alexis Loison qui vise également le titre de champion de France Elite de Course au Large 2020.