Les leaders de la flotte sont à l’arrêt. Encalminés dans un marais barométriques où ils pataugent à 8 noeuds en faisant route vers les cotes espagnols ou la Bretagne. Au sud, Jérémie Beyou et Sébastien Josse ne se lâchent pas. On ne sait pas qui fait le rémora de l’autre mais le duel entre les deux hommes laisse la porte des Sables grande ouverte pour Alex Thomson à condition que celui-ci puisse l’atteindre.
Rien n’est joué et personne ne sait à cette heure qui va remporter cette transat qui, pour sa première édition, se montre décidément complètement atypique.
Derrière, filant à 10 noeuds, Paul Meilhat revient avec le sourire. Il n’est pas loin d’être sur la photo de la ligne d’arrivée et pourrait peut être troubler l’ordre du tiercé d’arrivée tant l’incertitude demeure.
Paul Meilhat, joint hier par l’organisation de la transat New York-Vendée :
« Après 4 jours compliqués dans du vent fort, très changeant et du bruit, c’est la première nuit avec du vent super stable, le bateau est comme sur des rails. Du coup, j’ai bien dormi. Ça fait du bien, ça faisait longtemps que ça ne m’était pas arrivé. J’en ai vraiment profité. Ça va beaucoup mieux. Je me suis bien activé dans cette dépression parce qu’il fallait beaucoup manœuvrer. Là, le fait d’avoir pu dormir sans me faire réveiller toutes les 10 minutes par un bruit suspect, avec la peur que le bateau ne parte au lof ou dans un vrac, ça change tout…. J’ai aussi réussi à bien manger, la vie à bord est plus agréable. L’arrivée va être dure. Le vent commence à être capricieux, ça va mollir de plus en plus. Il n’y aura pas de vent pendant toute la traversée du golfe de Gascogne. Mais après le coup de tabac de ces derniers jours, je pense que ça ne dérangera personne. Il sera intéressant de voir ce que les trois foilers de devant, tous différents, seront capables de faire dans ces conditions légères. Je pense que Maître Coq sera avantagé par rapport aux autres qui n’ont pas les mêmes systèmes. Mais pour l’instant, dans cette course, ce sont surtout les hommes qui ont fait la différence. Ils ont bien navigué et ont réussi à se placer devant le front. De mon côté, je me suis fait distancer au départ ce qui m’a obligé à mettre pas mal de sud dans ma route. Les trois premiers ont attaqué et ont réussi à rester devant le front. Foil ou pas foil, c’est surtout cela qui a fait la différence. »

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