Alan Roura et Frédéric Denis ont simplement hâte d’en découdre sur l’IMOCA LA Fabrique. « On se sent bien, on a eu pas mal de sollicitations hier, entre la famille, les amis et les sponsors, mais on a terminé tôt notre journée afin d’être reposés et au taquet pour aujourd’hui » a confié Fred avant de rejoindre l’IMOCA La Fabrique, à bord duquel il s’apprête à traverser l’Atlantique avec Alan Roura.
Alan Roura qui quant à lui, s’avouait plutôt serein à quelques heures de prendre le départ de sa première course majeure depuis le Vendée Globe : « On est super détendus, le bateau est prêt, les conditions météos s’annoncent sportives dans la nuit de lundi à mardi, mais même ça, ça ne nous stresse pas plus que ça, il est temps d’aller en mer !… » « …et d’aller vers le chaud, complète Fred. On est quand même là pour aller se faire plaisir sur l’eau ! »
Et du plaisir, les deux compères risquent d’en avoir dès le départ de la treizième Route du Café : « On devrait partir dans un flux assez soutenu de Nord-Ouest, dans 20/25 noeuds, avant d’aller virer une bouée du côté d’Etretat, où le vent va prendre doucement de la droite, en mollissant jusqu’à la pointe Bretagne. On entrera ensuite dans un nouveau système dans la nuit de lundi à mardi, où on va prendre le plus fort de cette transat. Ça risque de monter à un peu plus de 40 noeuds dans les grains, ça va être sport, mais les bateaux sont faits pour ça ! »

Navigation tonique et tactique au programme
Un départ assez musclé qui ne déplaît pas à Alan, lui qui avait vécu un départ des plus mous en 2015. « On va vivre un vrai départ de Transat Jacques Vabre, avec comme d’habitude, des conditions assez musclées à un moment donné, se réjouit le jeune skipper suisse. On a hâte, on s’est préparés pour ça, on est au taquet ! » 36 premières heures de course qui s’annoncent donc toniques, durant lesquelles l’équipage de La Fabrique aura comme objectif de ne pas se laisser distancer, afin de tirer leur épingle du jeu dans la baston du milieu du golfe de Gascogne. Avec ensuite, une carte à jouer au portant en direction du Cap-Vert puis, presque directement, du Brésil. Et Frédéric d’ajouter : « On va faire ça bien ».