A la recherche du vent perdu

Stromboli temps calme
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Ce matin la vitesse du peloton oscille entre 0,4 noeud et 3,5 noeuds. La course va être longue, même si on sait que les conditions peuvent rapidement évoluer en Méditerranée. En tête de la flotte, Esimit Europa 2 est un des plus rapide en vitesse instantanée enregistrant 7,9 noeuds, ce qui lui permet de creuser légèrement l’écart sur ses poursuivants, Ran et Stig, qui sont bord à bord et progressent à moins de 6 noeuds.

Au passage de Stromboli le 100 pieds disposait d’une avance de 23 minutes sur le JV 72 de Niklas Zennstrom, menacé par le Baltic 72 Stig, qui doublait la troisième marque du parcours avec seulement 4 minutes de retard sur Ran.  Derrière ce trio de tête, on note une bagarre serrée entre le VO70 E1 et le 90 pieds Med Spirit mené par un équipage russe.  

A l’arrière de la flotte, se trouve un groupe d’une quinzaine de bateaux, dont le représentant français, Faiaoahe, qui sont encore dans le détroit de Messine ce lundi matin.  La nuit a certainement été très frustrante pour ces participants, qui n’arrivent pas à avancer face à un courant contraire, comme le témoigne Arthur Podesta, un fidèle de cette épreuve annuelle. « Nous venons de sortir du détroit de Messine après une nuit difficile dans un fort courant. Devant nous, nous avons vu certains voiliers immobilisés près de Stromboli, mais nous avons réussi à avancer en restant à l’ouest pour éviter les calmes. La Rolex Middle Sea Race est toujours une épreuve à rebondissements… et cette course n’est pas encore finie ! »