A 800 milles de l’arrivée

A 800 milles de l’arrivée, le suspens est toujours là. Les écarts entre les premiers sont dérisoires et personne ne sait encore qui terminera vainqueur de cette Transat AG2R. Les animateurs de la course restent encore AGIR, Cercle Vert, Gedimat ou CMB-Bretagne ou Generali. Ce dernier très sud semble profité de son option. On saura dans 24h-48H si cela lui permettra de l’emporter dans le sprint final. Arrivée prévue lundi 25 avril.

En dehors des hommes de Cercle Vert qui restent droits dans leur Crocs, au nord du groupe de tête, la nuit a encore été le théâtre de quelques mini options chez les cinq prétendants à la victoire. Generali s’est gentiment rapproché de Gedimat au sud et Bretagne-CMB Performance a empanné deux fois pour rejoindre ce duo. Au centre, le gagnant de cette 18ème nuit de mer est Agir Recouvrement, pointé en tête ce matin. Mais dans cet alizé très changeant, les marins ont parfois la sensation de ne pas tout maîtriser et le moral fluctue au grès de la vitesse des bateaux. Il faudra tenir encore 840 milles et quatre jours dans ce contexte d’incertitude.

La glorieuse incertitude…
Depuis que les bateaux ont entamé  leur « vraie » traversée de l’Atlantique au sortir des îles du cap Vert et depuis qu’un top 5 s’est dégagé aux avant-postes, il semble que tous les efforts soient vains pour parvenir à prendre un réel (et durable) avantage. Dans cet alizé perturbé, les bascules et les veines de vent sont imprévisibles. Pas facile donc d’être en permanence dans le bon tempo. « Même si on se détache un peu, jusqu’à la fin, on ne sera jamais à l’abri d’un retour des quatre autres » analysait Vincent Biarnès ce matin, alors qu’Agir Recouvrement était à nouveau pointé en tête. « C’est très compliqué, commentait à son tour Xavier Macaire. Parfois on tente un truc et ça marche, parfois, c’est décevant mais on ne sait pas vraiment pourquoi ça n’a pas marché ».  Ce matin, les marins avaient un peu l’impression d’être à la merci des caprices de la nature.

Petits gains, petits écarts
Chacun a son idée sur la manière d’aborder l’arc antillais d’ici un peu plus de 48 heures. La majorité semble tomber d’accord sur l’intérêt de s’engouffrer dans les îles par le sud. Ce sera donc du gagne-petit jusqu’à la fin : de tout petits gains qui donneront probablement de tout petits écarts sur la ligne d’arrivée.
Une course rapide
Les leaders ont dépassé hier les 3980 milles théoriques du parcours de la Transat AG2R LA MONDIALE calculé sur la route orthodromique. C’est dire à quel point ils ont rallongé le chemin vers le sud. Les vitesses moyennes réelles depuis le départ à Concarneau s’élèvent à 9,5 nœuds. Exceptionnel sur un support tel que le Figaro-Bénéteau 2.
9,5 de moyenne, c’est aussi la vitesse vers le but de ces dernières 24 heures.  Les premiers sont attendus lundi 25 avril à la mi-journée (heure locale).

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