Pour choisir sa nouvelle paire de tennis de pont (trainers en anglais) – qui se rapprochent de plus en plus des paires de baskets –, plusieurs critères sont à prendre en compte en fonction de son usage – intensif ou pas – et de votre bateau. Elle doit être confortable, solide, et bien sûr antidérapante ! C’est un élément de sécurité qui vous apporte de la stabilité lors de vos déplacements sur le bateau, par temps de houle ou lors de courses intensives. Elle doit vous assurer un bon maintien du pied, pour le protéger en cas de mouvements brusques et chocs éventuels. La flexibilité de la chaussure, son étanchéité, son grip, sa résistance, sa durabilité seront des éléments importants. Le design in fine pourra vous aider à choisir, tout comme le prix qui sera un bon indicateur de la qualité du produit.

La plupart des modèles sont fabriqués à partir de matières synthétiques. Les tennis de pont sont souvent moulées dans des matériaux très légers et drainants tels que l’éthylène-acétate de vinyle (EVA). Les semelles sont étudiées pour favoriser une adhérence optimale sur pont mouillé grâce à la présence de canaux d’évacuation et de strips spécifiques adhérents – certains modèles assureront une évacuation de l’eau plus rapide par la semelle. Elles procurent aussi un bon amorti et sont donc à privilégier pour une navigation sportive.

@ Course Au Large

Florian Le Duigou, directeur marketing d’Henri Lloyd : « Les critères pour choisir une tennis, c’est le confort, le côté fast dry, la légèreté en fonction de ce que l’on veut faire, l’esthétique aussi. Nous avons deux modèles, la Deck Grip pour monsieur tout le monde et l’Octogrip qui est très aboutie, avec le meilleur flex et grip du marché. Elles sont au même prix. Connaissant les spécificités techniques des deux, je choisirais l’Octogrip. C’est une chaussure monobloc, une seule couture à l’arrière, des caoutchoucs qui sont moulés sur la chaussure, une semelle confortable et ultra drainante. Elle a été étudiée comme un pneu de voiture. Le but étant d’éviter l’aquaplaning pour garder le contact avec la surface. La semelle est suffisamment résistante pour marcher ailleurs que sur le bateau et dispose de lamelles qui s’ouvrent suffisamment pour laisser passer l’eau, mais pas pour coincer des graviers. » Si la marque Henri LLoyd est positionnée haut de gamme, le prix s’apparente à du moyen de gamme. Aymeric Chappellier, Erwan Le Roux, Thierry Chabagny ont des Octogrip.

Autre marque phare du nautisme, Musto propose plusieurs modèles, dont la Dynamic Pro Lite, en trois couleurs, et la Dynamic Pro Lite II, également en trois couleurs. « C’est une chaussure qui enveloppe avec une bonne tenue au pied, légère, adhérente, avec une bonne capacité d’évacuation d’eau. C’est le modèle qu’avait Groupama Team France », nous précise Denis Delgado, directeur France de Musto. « Ce qui est le plus important, c’est le confort. La chaussure Musto est plutôt taillée pour un sportif, avec un moule de pied assez empâté, large et rond. Elle est très légère et ultra adhérente. » Ce qui abîme le plus les chaussures, c’est de marcher sur le bitume. L’usure vient souvent d’un manque d’entretien. « De temps en temps, un coup de machine à laver ne fait pas de mal. Pour les odeurs, cela dépend de chacun. Ce sont les résidus de sébum qui prennent de l’odeur. Je ne connais pas de recette aujourd’hui pour l’éviter. Tous les fabricants ont des produits anti-odeurs ou qui la réduise. » Pour choisir son modèle Musto, la Pro Lite II est la plus technique, elle est ultra légère et ne prend pas un gramme d’eau. La Pro Lite est polyvalente. La Nautic Speed est plus une chaussure de ville, de loisirs. En termes de prix, la Dynamic Pro Lite II est à 149 €, la Pro Lite à 129 € et la Nautic Speed à 109 €. À noter que ces chaussures sont fabriquées par Musto depuis maintenant plus d’un an alors qu’auparavant, elles étaient réalisées par Clarks.

L’engouement depuis quelques années pour la tennis de pont est important et tous les fabricants ont leur modèle.

Gill ou Dubarry proposent de très bons produits techniques de moyen de gamme qui se vendent très bien. Patrick Caro, distributeur des deux marques en France : « Les produits Gill sont positionnés light en termes de technicité, et abordables en prix. On en vend beaucoup dans les yachts et superyachts. La Dubarry Easkey est plus travaillée et déclinée en plusieurs couleurs, pour s’inscrire dans un positionnement de marque et de prix adaptés. »

Toujours dans les moyen et haut de gamme, Helly Hansen propose de nombreux modèles. On en a retenu trois : la Ahiga V3 Hydropower, avec son style léché qui offre une semelle intermédiaire en EVA confortable et stable, une semelle d’usure en caoutchouc lamellisée Helly Grip, et une tige en mesh à séchage rapide ; la Skagen F-1 Offshore, des chaussures de pont haut de gamme conçues sans coutures, avec une semelle intérieure amovible et moulée en EVA de qualité supérieure ; la HP-FOIL F-1, plus polyvalente, dotée d’une structure de base à maille ouverte qui la rend « respirante » et flexible.

On peut citer également la marque italienne Lizard distribuée par Magic Marine en Europe. Antoine Joubert, distributeur en France : « La marque existe depuis très longtemps en Italie. Elle est reconnue dans la randonnée. Ils ont lancé la division marine il y a 10 ans et proposent cinq modèles que l’on peut retrouver dans les magasins spécialisés. Son modèle Kross Aqua, conçu pour la voile habitable, peut être utilisé aussi bien en croisière qu’en régate. Il dispose de semelles en caoutchouc Vibram qui ne marquent pas le pont et permettent une bonne adhérence. »

Autre acteur important du marché, Decathlon, avec sa marque Tribord qui propose l’Arin500, une chaussure qui se veut légère, confortable et adhérente. Enfin, nous avons sélectionné également la Sperry 7 Seas 3-Eye, marque qui était présente sur l’America’s Cup aux Bermudes, et l’Adidas Terrex Climacool pour son look.