CAL 57 Grand Sud
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Le survol du premier albatros annonce la proximité des colères australes. C’est le début d’une navigation sauvage qui démarre au large de l’Afrique du Sud pour s’achever de l’autre côté de l’Antarctique. Un mois de vitesse et de stress, cap vers le Horn. Quand on pose à Jérémie Beyou la question des endroits qu’il redoute dans la course, voici ce qu’il répond : « sans hésiter l’entrée dans l’Océan Indien. Au sortir de l’Atlantique, les transitions sont très rapides. On passe très vite d’un climat tempéré ou tropical à un climat polaire. Les phénomènes météo qui vont avec sont aussi très violents, très radicaux dans le changement. Ce n’est vraiment pas les passages les plus cools, il fait froid et il y a du vent. Souvent c’est dans ces coins-là qu’il y a une mer dégueulasse… et beaucoup de casse ». Jérémie avait dû renoncer prématurément voilà 4 ans. Cela ne l’empêche pas d’avoir une idée précise de ce qu’il va rencontrer en sortant de l’autoroute des alizés avec son Maître Coq, le bateau avec lequel Michel Desjoyeaux a accompli l’exploit que l’on sait.  Beyou a raison. Pour faire vite, l’été à ces latitudes ressemble fichtrement à l’hiver chez nous…

Pour peu que les vents de sud/sud-ouest en provenance de l’Antarctique vous cueillent au sud de l’Atlantique, la transition est particulièrement brutale. On passe subitement de la navigation en ciré léger à la double couche polaire et ciré lourd, ce qui ne facilite pas les manœuvres et la circulation sur le pont. Les gants, rapidement trempés, rendent les doigts gourds et douloureux. On devient maladroit. L’intérieur de l’habitacle est rarement chauffé et cela oblige à conserver ses vêtements. La torpeur vous gagne et l’envie tenaille de s’allonger dans le duvet, même humide. Mais il ne faut pas s’endormir. Ou si peu. Le bateau exige un « stand-by » sans faille. (…)

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