Arnaud Boissières
DR

Arnaud a hâte de repartir et avoue qu’il y pense depuis sa remontée de l’Atlantique en 2009, car avec son partenaire il envisageait déjà de repartir avec un nouveau projet. « A la veille du Vendée Globe 2012, j’ai envie de continuer après pour la prochaine édition. Ce n’est pas un excès d’ambition et l’envie de bouffer les autres, c’est juste que j’aime la continuité. »  Il est évident que l’Arcachonnais se plaît en mer : « Il y a plein de bons moments en mer. Le moment le plus mythique c’est le passage du Cap Horn. Puis aussi, Noël à l’autre bout du monde, tout seul sur un bateau, c’est magique. Après, tous les moments que je passe sur un bateau, je les vis comme étant un privilégié. »

Mais il n’oublie pas la difficulté de cette épreuve et estime que les moments durs « doivent servir pour mieux naviguer après. Chaque handicap, je le prends comme une expérience pour améliorer l’avenir. Pendant la course, ce qu’on redoute le plus c’est de percuter un OFNI (objet flottant non identifié), un iceberg et la casse matérielle. Mais il ne faut pas se dire que ça va être dangereux, il faut y aller à fond. Le pire qui puisse arriver, c’est une cassure dans le Golfe de Gascogne. Il y a du stress dans les mers du Sud. Après, je pense qu’il y a une harmonie qui se crée entre le bateau, l’élément et le bonhomme. Mais on stresse pour notre bateau, on stresse parce qu’on ne prend pas assez bien les vagues, on n’a pas envie de décevoir ceux qui nous on suivis dans le projet. »

Justement, comme beaucoup d’autres skippers qui ont déjà traversé les mers du Sud, Arnaud garde un bon souvenir de cette partie du tour du monde. « J’ai vu des choses assez hors du commun dans les mers du Sud. Des vagues énormes, la crête des vagues turquoise… J’ai envie de me retrouver dans ces éléments-là, dans l’humidité constante et dans le dépassement de soi-même. Je ne suis pas maso, je n’y vais pas pour me faire mal. J’ai envie d’y retourner parce qu’il y a des choses que je n’ai pas bien vues il y a quatre ans. Mais surtout, des surfs endiablés, on n’en fait jamais autant que dans les mers du Sud. Puis ce sont des paysages incroyables avec des albatros qui nous suivent pendant des jours. »

Quant à l’avenir, tout comme en 2008-2009, Cali regarde déjà vers l’avenir et envisage un troisième Vendée Globe. « J’étais persuadé avant de partir en 2008 que ça allait me plaire et ça m’a plu. Aujourd’hui, je suis dans une dynamique pour repartir sur un Vendée Globe après. »

PAS DE COMMENTAIRES