Le 31 décembre on avait laissé l’équipage d’IDEC aux portes des 40è avec 105mn de retard. 4 jours plus tard, Francis joyon et son équipage disposent de 1024 mn d’avance. Une ahurissante cavalcade australe qui s’est concrétisé par l’accaparement de nouveaux records intermédiaires, certes non homologables, mais qui font du bine au moral.

Après Leeuwin, voici à peine deux jours, c’est celui de la Tasmanie, au sud-est de l’Australie, qui est tombé en milieu de nuit, passant du maxi-trimaran Spindrift 2 de Yann Guichard et Dona Bertarelli, à celle des Joyon, Pella, Surtel, Gahinet, Stamm et Audigane. Il s’établit à présent à 18 jours, 18 heures et 31 minutes et efface les 20 jours, 4 heures et 37 minutes établis l’an passé par le plus grand trimaran de course au monde et ses 14 marins. IDEC SPORT entre de tonitruante manière dans l’Océan Pacifique avec ce matin plus de 1 060 milles d’avance sur son adversaire virtuel, le tenant du titre Banque Populaire V. Un écart conséquent appelé à se stabiliser ces prochaines heures, Loïck Peyron et ses 13 hommes d’équipage ayant en cette partie du parcours, réalisé de belles journées sur la route directe. Un moment modéré par une mer creuse et mal rangée, le tempo s’est de nouveau accéléré pour Joyon et ses hommes qui sont repassés au dessus de la barre des 800 milles parcourus quotidiennement, à la faveur de vitesses moyennes qui dépassent les 35 noeuds.
« Nous sommes en avance sur nos plus folles espérances » explique Francis Joyon. « Nous avons tiré le meilleur parti des conditions proposées. Le bateau, son excellent passage à la mer et son bon plan de voilure, associé à un équipage qui ne lâche rien, ont fait le reste. » Et Francis de se faire le porte-parole de l’unanime opinion du bord : « La route est encore longue et nous arrivons à un point de ce Trophée Jules Verne où hommes et matériel commencent à souffrir. »

 

A moins de 1 000 milles de l’antiméridien, IDEC SPORT en aura terminé, sur sa vitesse actuelle, demain soir avec la première moitié express de son tour du monde. Pour l’anecdote, il sera revenu sur une partie de la flotte du Vendée Globe, partie des Sables d’Olonne quelques 6 semaines avant son décollage de Ouessant.