50 milles d’écart entre VDH et Mark Slats

L’arrivée approche pour les 2 premiers de la Golden Globe Race. Une délivrance après 212 jours passés en mer. VDH est toujours en tête mais a du concéder beaucoup de milles à son dauphin Mark Slats. L’écart à 08h00 UTC ce mardi était de 49 milles, Slats ayant gagné 205 milles au cours des dernières 24 heures. Il reste encore 1669 milles à couvrir

Jean-Luc, dont le Rustler 36 Matmut a maintenu la première place depuis le passage du Cap de Bonne Espérance avec un avantage de 2 000 milles, a vu son avance se réduire depuis que le Français, âgé de 73 ans, a été frappé par une tempête dans l’Océan Austral du Pacifique Sud et a subi des dommages à son mât le 15 novembre dernier.

Van Den Heede bénéficie toujours d’un avantage météorologique et une fois passée l’influence du système anticyclonique des Açores, il devrait être le premier à bénéficier de forts vents qui lui faciliteront la route vers le Nord jusqu’au Golfe de Gascogne.

Mais Slats poursuit ses efforts malgré quelques problèmes personnels. Dans un appel satellite à la Direction de course, il y a une semaine, le Néerlandais a annoncé pour la première fois qu’il manquait d’eau douce et utilise maintenant son dessalinisateur d’urgence pour transformer l’eau salée en eau douce. C’est un travail difficile. Une heure de pompage à deux mains ne produit que 750 ml d’eau, à peine une tasse pleine. L’apport quotidien moyen est de 2,5 litres (15 tasses) ! Il a également signalé que pendant une période de calme, il y a trois semaines, il avait plongé sous la coque d’Ohpen Maverick et nettoyé complètement le fond. « C’était parfait », a t-il déclaré aujourd’hui. Alors imaginez sa surprise quand il a plongé de nouveau il y a quatre jours pour retrouver la coque infestée de bernacles. « Les plus grands mesurent 3,5 cm de long, mais la plupart mesure environ 1,5 cm. Ils sont de plus en plus nombreux sur la coque. » Ses premiers efforts pour nettoyer la coque ont été stoppés net par l’apparition soudaine d’un requin de 3,5 m, mais il utilisera la prochaine zone de calme pour tenter sa chance.« Jusqu’à présent, cela a dû me coûter cher, environ 50 milles. »

Le skipper estonien Uku Randmaa, troisième, à bord de son Rustler 36 One and All, connaît une progression fulgurante depuis la traversée de l’Océan Indien , mais il est aujourd’hui pris dans le calme de l’Atlantique Sud, à 3 000 milles du duel des leaders. S’il ne l’a pas déjà fait, Uku pourrait bien se passer de la crème anti-requins et aller nettoyer sa coque.

L’Américain / Hongrois Istvan Kopar fait de grands progrès vers le nord avec son Tradewind 35, Puffin, et semble avoir surmonté ses problèmes de régulateur d’allure.

Le Finlandais Tapio Lehtinen à bord de son Gaia 36 Asteria a évité le pire d’une tempête la semaine dernière et tente d’en éviter une autre aujourd’hui. Actuellement à moins de 1700 milles du Cap Horn mais toujours en proie à une prolifération de bernacles, il naviguait à 4,3 nœuds aujourd’hui. Derrière lui cependant, le Suhaili de Sir Robin Knox-Johnston matérialisé sur le tracking GGR rattrape son retard dans sa course virtuelle autour du globe. La position relative du Suhaili il y a 50 ans se situait 512 milles derrière lui la semaine dernière. Aujourd’hui, l’écart n’est plus que de 286 milles !

Igor Zaretskiy reporte son départ d’Albany
En décembre, le skipper russe Igor Zaretskiy, en 6e position, s’est arrêté à Albany, dans l’ouest de l’Australie, où un examen médical a révélé un problème cardiaque persistant et il s’est rendu à Moscou pour d’autres tests. Serait-ce la fin de son défi? La bonne nouvelle est que son équipe et ses médecins estiment que ce n’est pas le cas, mais aujourd’hui c’est la fin de la période estivale dans l’océan Austral. Le plan d’Igor est donc de reprendre la course en catégorie Chichester courant novembre, pour coïncider avec l’été de l’hémisphère sud et terminer ce qu’il a commencé. Dans une déclaration, il dit: «Il existe une règle naturelle et toujours raisonnée : lutter jusqu’au bout. Tant que vous ne verrez pas la bouée des Sables d’Olonne, vous ne pourrez pas arrêter la course ».